30 Doctrine des Philosophes
En attendant que nous démontrions que les Comètesfont de vraies Planètes , nous définirons , d’après ClaudeCorniers (c) , une Comète, un corps lumineux qui paroît denouveau dans le Ciel avec une durée remarquable : il i'eroit àpropos d’ajouter que ce corps lumineux doit avoir quelquemouvement propre, ou du moins qu’on doit y remarquerquelque chevelure ou quelque queue, afìn de ne pas con-fondre les Comètes avec les Etoiles nouvelles. Mais lesComètes quelquefois n’ont point de queue ; les Anciens ontsouvent négligé de remarquer le mouvement propre desComètes ; les Etoiles nouvelles parodient rarement : il y adonc lieu de croire que la plupart au moins des corpslumineux, que les Historiens nous disent avoir paru de nou-veau dans le Ciel avec une durée remarquable, ont été devéritables Comètes. D’ailleurs, dans la seconde Partie de cetouvrage, nous rapporterons fidèlement les termes des Anciens;chacun fera en état de porter son jugement fur la nature desphénomènes qui s’y trouveront décrits.
Les Anciens partagcoient les Comètes en différentes classes :la figure, la longueur , l'éclat de la queue, étoit ordinai-rement Punique fondement de ces distinctions. Mon premierdelîèin étoit de les passer fous silence , comme inutiles &absolument imaginaires : mais le même principe qui vientde me dicter une définition imparfaite des Comètes, ìn’en-gage à donner une légère idée des différentes dalles queleur alìignoient les Anciens ; nous serons plus en état dedécider íì les phénomènes dont ils nous ont transmis quelqueconnoiífance , méritent d’occuper une place dans l’histoiredes Comètes proprement dites. La définition de Corniersnous autorisera à exclure plusieurs phénomènes auxquels ilsont donné mal-à-propos le nom de Comètes : la division dePline nous donnera peut-être lieu de regarder comme vraiesComètes, des phénomènes auxquels ils n’ont pas cru devoirdonner ce nom.
(c) La Nature if présage des Comètes, chap. i.