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Tome premier.
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3 6 Doctrine des PhilosophesItalie quen France. Une Comète, plus élevée fur lhorizonde Rome, de Naples, de Constantinople que fur celui deParis, peut échapper à nos regards, lorfquelle paroîtra très-éclatante aux Astronomes de la Grèce & de f Italie. Dailleurs,comme je lai dit, je rapporterai par-tout mes autorités : jelaisse au Lecteur le droit den juger..

CHAPITRE II.

Senîìmens des anciens Chaldéens if des anciens Égyptiensfur la nature des Comètes.

L'Égypte, ainsi quelaChaldée aux environs de Babylone,jformoit un terre! n spacieux & uni, quaucune éminence n'in-terrompoit; aucune montagne ne nuifoit à la contemplationdu Ciel : dailleurs , la sérénité assez constante du Ciel, invitoità lobservation des phénomènes célestes. Les Égyptiens Sc lesChaldéens sappliquèrent donc à la connoissance des Astres (a)rl'Astronomie leur est fans doute redevable de Ion origine.Mais cette Astronomie primitive fut-elle dabord aussi parfaiteque plusieurs Modernes íèmblent le supposer? Jai Hérodote& Diodore de Sicile fur les connoissances de ces deux peuples ;j en ai conclu que quelques vérités Astronomiques leur avoientété dabord connues, mais que leur science étoit si imparfaite,& entre-mêlée de tant de fables, quautant auroit-il valu quilsfùstent restés dans la plus profonde ignorance : on peut envoir le détail dans les deux Auteurs que jai cités (b). Javoueque jai eu, en conséquence, beaucoup de peine à me per-suader que de tels hommes aient eu quelque connoissance duvrai lieu & de la nature des Comètes.

Et comment les Chaldéens auroient-ils pu se fonder fur

(a) Cicer. de Divin, lib. I. cap. XLII.

(b) Diod, Sic. lib. II, cap. m & vin. Hercdot. lib. II, paffinuride etiam Luiianum in libr, de Jflrologiâ,