sur les Comètes.
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CHAPITRE IV.
Quelques Pythagoriciens, Diogène , Hippocrate deChio, Ejchyle, devinent la nature des Comètes -, leurhypothèse efl perseâioimée par quelques Chaldéensif par Apollonius de Alynde: sentiment if predìéìionde Sénèque.
^Iewton & Halley n’ont pas feulement prétendu queles Comètes étoient des Étoiles errantes ou des Planètes. Lepremier a démontré cette vérité par des principes géométriquesdéjà admis dans la mécanique de l’Univers. Le second l’aconfirmée par des retours périodiques de Comètes incontesta-blement observés. Quel changement cette découverte n’a-t-ellepas produit dans la face de l’Astronomie! Un demi - siècle asuffi pour opérer une persuasion universelle. Il y a déjà plus dequarante ans que les Astronomes fe font une loi de rapporter %
à la théorie de Newton les mouvemens des Comètes qu’ilsobservent : s’ii fût resté quelque nuage, le retour de la Comètede 1682 en 175p. l’auroit lans doute dissipé. Je ne crois pasqu’il soit possible que cette théorie éprouve jamais un discrédit,un oubli tel que celui où étoit tombée l’hypothèfe d’Apolloniusde Mynde. Celui-ci íaiíoit profession de tenir des Chaldéensses principes astronomiques (a). Épigènes , contemporain, àce qu’il paroît, d’Apollonius (b), témoigne que l’on confervoiten Chaldée des observations célestes faites dans l’elpace de septcents vingt ans, & gravées fur des briques (c). Sénèque (d)embrasse le sentiment d’Apollonius; il i’éclaircit, il le défend
(a) Senec. Natur. Quast. Ilb. VII , cap. III.
(b) Jc crois que l’un & l’autre vivoient du temps d’AIexandre - le -Grand : il paroît difficile de les placer dans un autre siécle,
(c) Plin. lib. VII, cap. LVI.
(d) Stnec, le co citato, cap. xxil 4? seq>