sur les Comètes. 6 z
pourroit faire cependans qu’Ammien ait prétendu rapporterici les lentimens des Philoíophes tant anciens que modernes :quoi qu’il en íoit, voilà le leul vestige que je trouve du vraisystème iles Comètes pendant l'espace de plus de quatorzeíiècles, c’est-à-dire, depuis Favorin d’Arles (c), qui vivoitvers le commencement du deuxième liècle à la cour deì’empereur Adrien, jusqu a Camérarius, Amerbach, Cardan& quelques autres qui steurilíoient vers le milieu duseizième.
L’opinion d’Aristote sur les Comètes-météores, fut doncgénéralement embrastèe : il fut décidé que les Comètes nepouvoienl s’élever jusqu a la Lune. Quelques-uns prétendentqu’Albumasar, Proclus, Hali & quelques autres, assignèrentà quelques Comètes une région plus élevée: Riccioli (d) lesvenge du reproche d’une pareille innovation; il prouve assezbien qu’on ne peut conclure de leurs expressions , qu’ilsaient cru ces Comètes plus élevées que la Lune. On négligeadonc d’obíèrver le lieu & le mouvement des Comètes : encela on agit conséquemment. Nous ne sacrifions pas notretemps à considérer le mouvement d u n nuage, à observer lelieu d’où part la foudre, à mesurer avec précision le diamètred’une couronne ou d’un arc-en-ciel, à déterminer la traced’une étoile tombante : la considération des météores peutavoir son utilité; mais elle est étrangère à l’Astronomie.
La Cométologie ne fut pas cependant absolument négligée;elle dut son salut, si je puis m exprimer ainsi, à l’ignorancemême qui sembloit avoir conjuré sa perte. Les erreurs d’Aristotene suffirent point à ses disciples ; ils y joignirent celles desChaldéens, les folies de l’Astrologie judiciaire. Ptolémée leuren avoit donné i’exemple ; mais les Péripatéticiens enchérirentde beaucoup fur leurs modèles : les Planètes acquirent denouvelles forces; les Comètes fur-tout devinrent les signes
(c) Favorin paroît avoir été ou du sentiment d’Apollonius , ou aumoins de celui de Démocrite. Voye ^ Aulu-Gelle, lit). XIV, cap. I.
(d) Almag, lib. VI il, sect. I, cap. VI iti scholiis.