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Tome premier.
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92 Doctrine des Philosophes

à celle de 1607 ; mais qu’alors il faudroit supposer que IáComète va tantôt plus vite, tantôt plus lentement, qu’elies’arrête même , & devient slationnaire lorlqu’elle est prêtede se cacher dans les rayons du Soleil; ce dont 011 ne peutrendre aucune raison latissaisante ; qu’en conséquence il aessayé d’expliquer par un mouvement rectiligne les phéno-mènes de celle de 1607. Pour cela, il supposé dans lepremier Livre le mouvement de la Terre: la Comète, mueen ligne droite, accélère, selon lui, son mouvement félonla loi des tangentes d arcs-de-cercle croissans également,c’est-à-dire, que fi l’on trace un quart de cercle, dont 1atrajectoire ( 0 ) de la Comète soit la tangente, les parties mêmede la tangente seront inégales ; mais les parties correspondantesdu quart de cercle seront égales en temps égaux. Képlern’ose décider où doit être le point d’attouchement de cettetangente : je ne vois pas même où il prétend stxer le centrede son quart de cercle. Est-ce fur la Terre? Mais dans sonsystème, qu’a de commun la Terre avec la Comète ? Aureste, il laisse la liberté de poler telle loi qu on voudra,pourvu qu elle soit régulière.

Képler établit ensuite trente théorèmes fur le mouvementréel d’un corps qui est à une distance de nous, comparableà celle du Soleil à k Terre. La Terre étant perpétuellementen mouvement , doit nécessiirement communiquer uneapparence de ce mouvement aux corps qui font à une distanced’elle sensiblement finie. C’est pour dégager le mouvementvrai de ces corps , de ce mouvement optique & apparent,que Képler a proposé les théorèmes. Ils lont bons pour laplupart; & l’on en íeroit encore un usage très-utile, fi Tonn’avoit pas découvert depuis des méthodes plus faciles &plus précises pour calculer le mouvement vrai des Comètes.Hévélius a fait la critique des théorèmes de Képler : il en aapprouvé plusieurs ; il en a perfectionné d’autres ; il en a

(o) On appelle trajeóloìre d' une Comète, la ligne , soit droite, soit courbequ’elie décrit dans le Ciel par son mouvement réel.