SUR LES CO M ETES. 93
enfin corrigé quelques-uns (p). Mais tous les íupplémens& toutes les corrections d’Hévélius deviennent égalementinutiles par l’invention des méthodes dont je viens de parler.
Képler, par ses suppositions, par ses théorèmes , expliqueassez bien le mouvement apparent de la Comète de 1 607.
11 est vrai qu’on pourroit deíirer quelque choie de plus précis;
& Képler s’en est aperçu le premier. « En faisant quelqueiéger changement dans cette hypothèse , dit-il, le tout s’expli- ««queroit mieux. » C est ce qu’il laisse à entreprendre à quiconqueaura assez de temps à perdre pour calculer avec précision lechemin dune Comète qui ne doit plus revenir. Képler s’esltrompé : cette même Comète de 1 607 a reparu en t 682 ,
& nous savons observée encore depuis en 1759.
Képler explique ensuite avec le même succès la route dela dernière Comète de 1618 : il faut avouer en effet queîe mouvement rectiligne est bien plus propre à expliquerìes phénomènes des Comètes que tous les mouvemens circu-laires imaginables. Ce mouvement rectiligne cependant 11esatisfait pas pleinement à toutes les observations : il est mêmedes cas où par cette méthode on ne pourroit rien expliquer.
Képler conclut de ses observations que les Comètestraveríènt les sphères de plusieurs Planètes , & qu’ellespeuvent /approcher de la Terre plus près même que laLune.
Dans le deuxième Livre, Képler traite de la Physiologie'des Comètes. 11 croit que « le Ciel est plein de Comètescomme la mer í’est de Poissons: on ne les voit pas toutes, «soit parce qu’elles font trop éloignées de nous, soit parce <«qu’elles font offusquées par les rayons du Soleil : en coníe- «quence, elles cessent souvent d’être vues avant que de cestèr «d’exister. Les Comètes ne font point éternelles , comme i’a -«pensé Sénèque; elles lont.formées de la matière céleste. Cette «matière n’est pas toujours également pure : il s’y assemble «souvent comme une espèce de craste qui ternit f éclat du «
(p) Hevel, Cwnetogr. pag. 638 ér se q,