94 Doctrine des Phi losophes
,, Soleil 8c des Étoiles. II faut donc que i’air se purifie 8c íèdécharge de cette espèce d’excrément ; cela le fait par le,, moyen d’une fi,culte animale ou vitale inhérente à la subs-» tance mème de lether. Cette matière craste se rassemble» lous une figure sphérique ; elle reçoit 8c réfléchit la lumière» du Soleil, 8c est mile en mouvement comme une Étoile.» Le Soleil la frappe par des rayons directs qui pénètrent fa» substance , entraînent avec eux une partie de cette matière,» 8c sortent pour former au-delà cette trace de lumière que» nous appelons queue de la Comète. Cette action des rayons-, solaires atténue les particules qui composent le corps de la-, Comète, elle les chaste, elle les dissipe : ai n fi la Comètese consume, en expirant» pour ains, dire, sa queue».
Le reste de ce Livre est indigne de Képler : il y conclutdu système exposé, que la Terre peut traverser une Comète,que fi la queue d’une Comète touche la Terre, elle y doitproduire une peste universelle. Képler avoue que ceci estrare, 8c que ce qu’il dit ici n’est pas plus probable que lesrêveries des Péripatéticiens fur les effets des Comètes. Pourexpliquer donc les significations des Comètes, il croit qu’ilfaut avoir recours à une faculté animale, par laquelle laTerre fente tout ce qui se passe de nouveau dans le Ciel:il suppose dans l'homme un instinct naturel qui le rendsensible aux mouvemens, à 1 éclat, à la couleur, à la figurede la queue , au lieu , à tous les états en un mot de laComète : il veut qu’on reconnoisse que la Comète est muepar quelque Intelligence versée dans les connoifíances Géo-métriques, Astronomiques, Géographiques, 8cc. II conclut
de-là. Mais tirons plutôt le rideau fur cette partie, Sc
fur tout le troisième Livre, dans lequel Képler s’essorce deprouver que tout ce qu’il avoit prédit au sujet de la Comètede i6oy n’a été que trop ponctuellement accompli, 8cannonce ensuite les malheurs dont l’apparition de celles deI 6 i 8 menace l’Univers. Tout ceci ne prouve autre choie,sinon que le sommeil du bon Homère est quelquefois bienprofond. Au reste, Képler, peu d’accord avec lui-même,