sur les Comètes. 107
La conférence du collège de Clermont donna lieu àquekjucò Ecrits. l'n anonyme, dans un Ouvrage intitule,l'Lsprit du Sûge informé, & c. critiqua avec beaucoup dejustesse & d’amertume les senti mens de tous les Acteurs dela conférence : mais il ne fe montra pas plus sage qu eux,en prétendant que les Comètes doivent leur existence auxexhalaisons que le Soleil élève ou attire du corps de toutesles Planètes; & que ces exhalailons s’assemblant en un globe,& s’embrafant, le feu fe fait ouverture au lieu le plus íoible,6c enflamme Pair grossier qui est au-delà. II est plus sage ,loríqu’il décide que les nouvelles Etoiles ont toujours subsisté,mais qu’elles íònt environnées d’un nombre prodigieux dePlanètes , qui nous en dérobent presque continuellement lavue : cela ne feroit point impoilìble. Cet Auteur est Coper-nicien, & ne fe montre pas ami d’Aristote.
Jean-Baptiste Denis, Médecin, publia la même année unTraité ou Discours fur les Comètes. 11 y réfute les íentimensproposés dans la conférence, excepté celui de D essartes, oudu Médecin Allemand qu’il s’essorce de mettre dans un pointde vue tolérable. Éralme Bartholin , Professeur de Mathé-matiques à Copenhague, fit imprimer cette année ses obser-vations fur la même Comète : il íè décide pareillement enfaveur de i’hypothèse de Defcartes. Je comtois peu d'Astro-nomes qui lui aient fait cet honneur.
Les anciens préjugés fubfistoient encore. Quelques-uns (b)reconnoistant que les Comètes íont lupérieures à la Lune ,íè contentoient de dire que leur génération dans le Ciel étoitnouvelle & reíîembioit à celle des taches du Soleil ; d’au-tres f c J prétendoient qu’elle étoit mente surnaturelle : cesComètes récentes de 1664 & de 166 z , annonçoient,selon plusieurs (d) , toutes fortes de malheurs. U11 P. Luyt,
(b) Geminianus Monta.na.rius apud Weidler, cap. V , n.° 103.
(c) Daniel Berkringer, ibid.
(d) Disquifìtio Philosophìca, auéìore Jean. Scinder Philosophie Prose (fore .Jeremioe Virga vigilans & olla Juccensa à Jeanne Henrico Urjmo, & plusieursautres.
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