130 Doctrine des Philosophesvient d’essayer de ressusciter son système sur la nature desComètes. Un autre, distrait fans doute par la multitude desoccupations Astronomiques qu’il remplit avec autant de luccèsque de zèle, a prétendu que par les lumières d’une Physiquetrès-éclairée pour ce temps-là , Hévéiius avoit découvert lepremier que les Comètes décrivoient des paraboles autourdu Soleil; & qu’on 11’avoit point rendu justice à fa sagacité,en voulant partager cette belle découverte entre Newton& Doêïfeil (0 ). Je remarque d’abord que le vrai lystèmeest que les Comètes ne se meuvent point dans une para-bole, mais dans une ellipse extrêmement alongée, quoique,pour la facilité du calcul , la petite partie de i’ellipse danslaquelle la Comète est visible, puisse lans grande erreur êtreregardée comme une partie de parabole. O11 convient d’ailieursque le Soleil doit être placé au foyer de la parabole ou del’ellipse: ceci posé, voici la Physique d’Hévélius lur le mou-vement des Comètes.
Hévéiius débute par nier le mouvement circulaire & ellip-tique des Comètes, c’tst-à-dire, qu'il commence par sapperpar le fondement le vrai lystème de leur mouvement : voicises raisons. Le mouvement circulaire ou elliptique ne convientqu’à des corps éternels ; or , les Comètes ne font point descorps éternels (p). Le mouvement reésiligne est le seul queJa saine raison permette de reconnoître dans des corps lujetsà la dissolution (q): de plus, le mouvement circulaire 6celliptique appartient aux corps qui íont mus dans leur proprelieu , & le mouvement reésiligne ou preíque reésiligne , àceux qu’une cause intrinsèque ou extrinsèque fait lortir deleur lieu (r). On auroit fans doute embarralìé Hévéiius, enle priant ci'assigner quelque raiíon au moins vraisemblablede cette différence. Quoi qu'il en soit, il en conclut que les
(0) Vcye £ le Journal Encyclopédique du 15 Juin 1759, P a S e 43 '
(p) Pa ë e 5 6r -
(q) Page J62.
(r) Page jCp.