sur les Comètes. 131
Comètes n ont point d’autre mouvement que ie mouvementrectiligne; que quand on leur imprimeroit d’abord un mou-vement circulaire, elles ne pourroient le conserver : cemouvement dégénéreroit bientôt en ligne droite, ou en unesection de parabole ou d’hyperbole (s) très - approchantede la ligne droite. Ces deux premières raisons d’Hévélius,fondées fur son hypothèse de la nature des Comètes , neméritent pas que nous nous y arrêtions. Sa troisième &dernière raison , est qu’il s’est efforcé d’expliquer les phé-nomènes du mouvement des Comètes, dans la suppositiond’une orbite circulaire, Sc qu’il n’a pu y réussir sans mul-tiplier les hypothèses ; mais qu’en admettant une trajectoireen ligne droite , tout s’explique fans recourir à d’autrehypothèse qu’à celle du mouvement de la Terre s t J. Lesrecherches d’Hévélius n’ont pas fans doute été assez multi-pliées : en admettant comme lui le mouvement de la Terre,on a parfaitement bien expliqué les mouvemens des Comètesdans une orbite elliptique tres-differente de la ligne droite.Je conviens que les phénomènes se sauvent ordinairementbeaucoup mieux par la supposition d’un mouvement recti-ligne , que par celle d’un mouvement circulaire : mais il yen a qui proscrivent la ligne droite aussi décisivement que lecercle; tous s’expliquent dans l’hypothèse d’une ellipse, oud’une parabole au foyer de laquelle il faut nécessairementplacer le Soleil.
Hévélius conclud donc en saveur du sentiment de Képler (u):il décide que les Comètes se meuvent en ligne droite (x),ou dans une direction qui ne diffère que Uès-peu de laligne droite (y). Hévélius étoit beaucoup meilleur Astronome
(s) Page y 70.
(t) Page yço.
(u) Pages $88, if jpr.
(x) Cometce iwllo alto motu quamreílilineo concitantuf, pag. 569, &en mille autres endroits.
(y ) Alíitum propemodwn reélum,
pag. 5 6 1 ; propemodìun reólà traji-ciuntur. . . . gaudent hoc unìco motuferè rtélo, pag. 568; motus ecrwnferè rectum annuLtur, pag. 569;C oint t a nonnihil a réélu? Ltneœ p^rfec-tione exurbitare videtur, pag- 64.1 ;Pauxilluin tantùtn a lineâ reilâ i/icur-yatur , pag. 684, & en une infinité
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