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chose qu’une espèce de désir que les parties arrachées de laTerre conservent pour rejoindre leur tout. Des causes sem-blables altèrent & fléchissent le mouvement des Comètes :elles ne se meuvent point dans un vide parfait ; l’éther estbien rare, il est vrai, mais il résiste. De plus, l’inclinaiíondu disque de la Comète à sa' trajectoire doit fléchir ladirection de son mouvement: soit J’, le Soleil, figure j ;P, une Planète génératrice de la Comète ; P Q R T, laspirale que la Comète décrit dans l’atmosphère de sa Planète;TV, la tangente à cette atmosphère, ou la trajectoire recti-ìigne de la Comète, sur laquelle la Comète, en des tempsdéterminés, doit parcourir les espaces TA, AB, B C,C D, &c. Le disque de la Comète est représenté par leslignes co, co, Lee. Selon l’axiome d’Hévélius, les rayonsSA , SB, Lee. doivent toujours être perpendiculaires furles lignes co, co, Lee. qui représentent le disque ou le platde la Comète. Cela posé, on conçoit premièrement que ledisque co de la Comète ne se confondra avec la trajectoirequ’au seul point H, auquel la perpendiculaire <5 H au disqueco, sera en même temps perpendiculaire à la trajectoire TV,On conçoit en second lieu que le disque co de la Comètesera d’autant plus incliné à la trajectoire , qu’il fera pluséloigné du point H. On conçoit troisièmement que plus ledisque sera incliné à la trajectoire, plus la partie de l’étherqu’il fera obligé d’écarter fera grande : c’eít ce qu’on peutcomprendre facilement par l’inípection des lignes ponctuéesct, ou, marquées fur la figure. Je conclurois de-là que laComète trouvant toujours de la rélistance , doit toujoursralentir son mouvement ; avec cette différence cependant,que la résistance étant plus forte en T &í en V que vers lepoint tì, le ralentissement doit être plus considérable vers TLe vers V que vers le milieu H: mais je me tromperoisselon Hévélius ; car on doit concevoir en quatrième lieuque le mouvement s’accélère depuis T jusqu’en H, Le seralentit depuis H juíqu’en V. Enfin, il saut concevoir cin-quièmement, mais fur la feule parple d’Hévélius, que laTome I, S