sur les Comètes. 14.7
parvenir à la connoissance des autres Nations ». Je souscrisà ce jugement, d’autant plus que Struyck , dont les sentimensfur Doërfell font entièrement conformes aux miens, a conclude la lecture de son Ouvrage , que Doè'ríêll étoit très-habiíedans la science du Ciel se J. «En effet, outre cette grandedécouverte ; cette Dissertation renferme des observations «très-exactes fur cette Comète, lesquelles, malgré le défaut «d’instrumens bien convenables , peuvent être employées avec «beaucoup de fruit à déterminer plus précisément l’orbite de «la susdite Comète ». Struyck rapporte les observations deDoërfell : elles ne font pas aussi précises que le Secrétairede l’Académie de Berlin le suppose ; elles font fort inférieuresà celles de Kirch, de Flamstéed, de Cassini & de plusieursautres. Le défaut d’instrumens se répare difficilement. « Sur-tout les observations faites avant quelle arrivât au périhélie, «font infiniment dignes d’attention , puisque Newton lui- «même n’a pu en recueillir par rapport à ce temps-là que de “fort grossières, Sc souvent fautives de plus d’un degré».Les observations de Kirch , faites long-temps avant celles deDoërfell, passeront toujours pour plus utiles Sc plus exactesque celles-ci. «Enfin, quoique cette Comète n’eût aucuneparallaxe sensible, & que l'on ne connût point encore de «théorie propre à déterminer íà distance de la Terre, cet «Auteur a trouvé des raisons très - subtiles, par lesquelles il a «suppléé très-heureufement à ces défauts ; & il a décrit si exac- «tement la parabole, suivant laquelle cette Comète se mouvois, «quelle s’éloigne fort peu de celle que Newton lui a assignée».
La parabole décrite par Doërfell est íi peu exacte, &fi différentede celle de Newton , que la moindre distance de la Comèteau Soleil, qui, selon Newton, n’est que la cent foixante-troisième partie de la moyenne distance du Soleil à la Terre,en est environ la quatorzième partie selon Doërfell. Cettedifférence ne peut provenir que du défaut des observationsde Doërfell, ou de l’impersection de fa méthode, ou même
(e) Struyck, Veryolg van dc Beschnv'mg der Staartsttrren. pag. 4.3.
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