des Comètes. 249
Vers 1200, au mois d’Août, les Assyriens virent uneComète terrible dans íes Gémeaux ; i’iinpie Amenemos, roid’Égyptc, mourut peu après: la guerre de Troie suivit, &cette ville fut détruite treize ans après l’apparition de laComète. Mais où nos Cométographes ont-ils puisé cescurieuses circonstances! Quel eiì ce roi Amenemos! Troiefut prise, selon les marbres d’Arundel, en 1210; selond’autres Auteurs , beaucoup plus tard. Struyck dit avoircalculé une éclipse, qui peut donner quelque lumière sur letemps de la prisé de Troie , & il assure que cette éclipseconfirme la date indiquée par les marbres d’Arundel. Fréretfait remonter íe sac de Troie ju’lqu’à fan 1280 & au-delà:cette Comète, au reste, pourroit ne pas différer de lasuivante.
Vers 1194. *
Les Anciens, à la vue simple, ne distinguoient que sixPléiades : elles avoient cependant été au nombre de sept ;mais, dit Ovide, Electre (a) ne pouvant supporter la vuede Troie réduite en cendres, se cacha & n'a plus reparu. Eneffet, selon Hygin, contemporain d’Ovide, « les Pléiadesaniment les Etoiles à la danse (b) : mais lorsque Troie fut prise,& la postérité de Dardanus éteinte, Electre, dit-on, accabléede douleur, abandonna la compagnie de ses soeurs & se retiravers le cercle du pôle arctique, où elle parut long-temps enpleurs & les cheveux épars , ce qui lui fit donner le nomde Comète. D’autres cependant, selon le même Auteur,prétendent que la Pléïade fugitive est Mérope, qui isolaplus se montrer depuis qu’elle eut épouse un mortes, tandisque toutes íes sœurs s’étoient alliées à des Dieux : chasséeen conséquence de la compagnie de ses sœurs , elle laisseflotter les cheveux en signe de tristesse; on lui a donné le
(a) Cette Éleótre n’est pas la fille à'Agamemnon, soeur d 'Orefte; celledont il sagit ici est bien plus ancienne; elle étoit fille d’ Atlas , & mèrede Dardanus, fondateur & premier roi de Troie.
(b) On peut passer cette expression à un Poète fabuliste.
Tome I, I i
HA’. Lui.Ench. Ctrsius ,Zahn.
S Irtych ,174.0,
f. 17 ir 18.
Acad. des h fer,t. X,p. j 66.
Ovid. Fûjf.
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c< Hygin, Peët.
A/bon, in« Tauro .
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