des Comètes. 517
La longitude & la latitude du 26 Janvier, sont sondéesfur ce que la Comète paroistoit à une distance sensiblementégale de Scheat ou la cuisse , & de [x, de Pégase : elle s’écartoitd’environ un degré au íud-est, d’une ligne droite qu’onsupposeroit tirée par les centres de ces deux Etoiles. La peti-teíle & l’obícurité de la Comète ne permit point de faired’autres observations. Tycho , durant le temps de ''apparitionde cette Comète, avoit pris souvent des aiignemens sem-blables : il exécutoit fans doute ces opérations avec plusd’intelligence Sc de dextérité que les autres Astronomes deíòn siècle; mais i’imperfection < 5 c l’incertitude de cette mé-thode subsistent toujours; elle n’est admissible qu’au défautde toutes les autres. En conséquence, j'ai cru pouvoir omettretous ces aiignemens, les distances aux Etoiles observées parTycho, suffisent pour établir la théorie de 1 orbite de cetteComète. Je me suis d’autant plus volontiers déterminé àconstruire Sc à insérer ici une Table de toutes ces distances& de leurs résultats fur les mouvemens de la Comète, qu’iln’est pas facile de les déduire des oeuvres de Tycho. Outreque les Étoiles y font souvent désignées, de manière à n'êtrepas facilement reconnues , sédition dont je me suis servi,celle de 1648, est remplie de sautes d’impression, que jecrois avoir toutes corrigées, n’épargnant pas même les calculslorsque je les ai jugé nécessaires.
Feu M. de fille l’Astronome, m’a communiqué un ma-nuscrit précieux; il fait partie de la bibliothèque qu’il acédée au Roi, pour être conservée au Dépôt de la Marine.Ce manuscrit contient un grand nombre d’obsèrvations deTycho, entre autres celles des Comètes auxqueiles il a eupart, soit directement, soit indirectement. Je compte en faireun grand usage pour les Comètes suivantes; mais pour cequi regarde la Comète de 1 577, je crois pouvoir m’en tenirà ce que Tycho lui-même en a fait imprimer. Dans le ma-nuscrit il est dit qu’on donne les distances corrigées de fesserde la parallaxe de i’œil : Tycho se servoit alors d’instrumenstels, que l’œil ne pouvoit être placé à leur centre, mais un