5 60 Histoire
d’habileté ; mais il n’avoit pas d’jnstrumens. Le rayon astro-nomique , dont il se servoit pour prendre des distances,étoit apparemment bien petit , puisqu’ií ne détermine cesdistances qu’en degrés & lixièmes de degrés. Cependant,vu la promptitude du mouvement de la Comète, ces obser-vations, tout imparfaites qu’elies font , ont pu luístre pourcalculer avec quelque exaélilude forbile de la Comète. Envoici les élémens calculés par feu M. i’Abbé de la Caille.
Lieu du nœud ascendant.*. 5 r i4 d 15'
Inclinaison de i’orbitc. 87. 58.
Lieu du périhélie. J. 26. 19.
Logarithme dc la distance périhélie. . . . 8,94-9926.
Passage au périhélie en Juillet. 1 8> 1 47'
Sens du mouvement. Direct.
Mailla ,H- S 7 '•
Cette Comète fut aussi observée à la Chine dans le palaist.x, Tsé-oucy, (enceinte des Étoiles qui ne íe couchent pas).
*59
6 .
Corniers dit que cette Comète, qu’il rapporte à Tannée1 597, d’après S'antucci, fut observée depuis le 1 1 Juilletjulqu’au 12 Août. « Nos Astronomes, dit Mylius, virentle 17 Juillet, une Comète dans la constellation du Cocher:fa couleur étoit íoibfe & pâle ; íà queue tournée vers lesChevreaux. Cette queue, au premier coup-d’œil, paroiífoitassez longue ; mais pour peu qu’on la regardât hxement,elle íenibloit s’évanouir. La constellation du Cocher appar-tient au ligne des Cerneaux : de là la Comète, par un mou-vement précipité, parcourut ies signes de l’Écreviste & duLion, & après avoir atteint le commencement de la Vierge,elle se dissipa dans la grande Ourse ». Mais avant que dedisparaître, elle devint stationnaire, vers le quatrième degréKepfrr ; p. 11$ de la Vierge. « On l’obferva à Rome le I 6 Juillet 1597 ,(lisez 1 596), au deíîus des deux Etoiles de la patte anté-rieure de la grande Ourle. A deux heures de la nuit. elleétoit distante de 39 degrés & demi du pôle arctique, (elle
avoir
ir f 2 o.