P es cyclesChinois.
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M. de Guignes ; je rapportai de chez lui des connoissancesde l’Astronomie Chinoise , bien plus étendues que cellesque j’avois puisées dans les écrits d u P. Gaubil. Peu après,ion fils entreprit un ouvrage, qui pouvoit in’ètre d’un bienplus grand secours , le catalogue de toutes les Comètesobservées en Chine : Ma-tuon-lin , savant Chinois , s’étoitattaché à les rassembler toutes , dans le 2 8 6 / livre de sonOuen-Iûen-tong-kao ; M. de Guignes fils, a traduit ce livre,
6 le jugement de l’Académie fur cette traduction a été con-forme à celui quelle avoit précédemment porté fur le Pla-nisphère & le catalogue des Etoiles. Ma-tuon-lin termineson catalogue des Comètes à i’an 1222 de l’ère Chrétienne.II a fans doute omis quelques Comètes ; mais il en a rassem-blé plusieurs qui n’ont été connues ni du P. Gaubil, nid’aucun autre écrivain Européen : il entre souvent dans desdétails qu’on chercheroit vainement ailleurs : j’ai remarquéquelques erreurs dans fa chronologie ; mais il redresïè assezsouvent celle des P P. Gaubil & de Mailla, & d’ailleurs leserreurs, suivant M. de Guignes, juge plus compétent quemoi dans cette matière, peuvent nctre que de simples sautesd’impression. Afin donc que l’ouvrage que je présente auPublic, trompe le moins qu’ii me fera possible íou attente,& celle de l’Académie, je ne puis me dispenser de joindreici, par forme de supplément, ce que j’ai pu recueillir, &des conversations de M. de Guignes le père, & des Mé-moires de M. de Guignes le fils. Ma-tuon-lin vivoitau trei-zième siècle de notre ère vulgaire.
Page 1 p 1. II est facile de s’apercevoir que les noms desjours qui composent le cycle Chinois, font formés par unefuite de dix mots, Kia, y, ping , &c , combinés avec uneautre fuite de douze mots, tse ou tsu, ( car 011 prononceindifféremment de l’une ou de l’autre manière) tche'ou, yn,&c. Dans cette seconde suite, le cinquième & le neuvièmeterme, désignés par uifférens caractères dans l'écriture Chi-noise, ont cependant la même prononciation chin, la diffé-rence ne consistant que dans la quantité de la syllabe, longue
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