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ETABLISSEMENS ET TRAVAUX
pr exécuté sous les yeux et la direction de notre illustre confrèreMÉMOIRE. M. de Rochon des miroirs de platine parfaits, et qui promet-taient les plus grands effets si on augmentait leurs grandeurset leurs foyers , comme l’avait fait M. Herschell pour ses mi-roirs de métal composé. Il était donc bien précieux pour notreartiste de pouvoir connaître et examiner ces grands miroirsdont la composition , les dimensions , la monture et l’exécu-tion absolument nouvelle attestaient l’habileté et le génie deM. Herschell. Le pied, la monture et les mouvemens ducorps de son grand télescope n’excitaient pas moins notrecuriosité et nous offraient les instructions les plus importantes.Le ministre sentit tout le fruit que M. Carrochez pouvaittirer de ce voyage, et il m’autorisa à l’emmener avec moi.
Enfin , pour faire ici ma confession toute entière , je diraique voyant avec peine depuis long-tems les recherches , lesessais, les .dépenses et les prix proposés pour se procurerle flingtglass , ne produire aucun résultat heureux , j’avaispensé que le moyen le plus court et le plus sûr pour réussirserait peut-être d’attirer en France quelqu’un des premiersouvriers des meilleures verreries anglaises ; j’en parlai à M. lebaron de Breteuil : il me représenta toute la difficulté et lerisque d’une pareille négociation, mais il m’assura de sa satis-faction et de tout son appui, si je pouvais y réussir.
Je partis au mois de septembre 1787 pour l’opération de lajonction des deux méridiennes , avec l’autorisation de fairetout ce que je croirais avantageux à l’Observatoire royal et auprogrès , en France , de l’art cle construire les instrumensd’astronomie.
Après avoir fait le premier, et avec succès, l’essai en granddu nouveau cercle répétiteur de Borda ; api'ès avoir fait lutteravec avantage un petit instrument de dix pouces de rayoncontre le grand théodolite du général Roy, chef-d’œuvre du