FAITS A L’OBSERVATOIRE ROYAL.
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France à Londres , pour faire presser M. Rarasden de tenir j ersa parole; l’artiste avait fait à son ordinaire les plus belles MÉMOIRE,promesses, et parlé beaucoup de nouvelles perfections dontil s’occupait pour le quart de cercle tournant qu’on ne luidemandait pas encore ; de sorte qu’il paraissait avoir, selonsa coutume, quitté le premier instrument pour le dernier. Jefis écrire de nouveau par M. de Villedeuil, et agir diversespersonnes à Londres , entr’autres M. Piazzi, astronome dePaïenne, qui était enfin venu à bout de faire terminer ses ins-trmnens, non sans peine et après un tems infini ; M. Ramsdenme faisait toujours dire que la lunette allait partir, et rienn’arrivait. Les choses en étaient à ce point, lorsqfuTla mémo-rable époque du \!\ juillet 1789 vint frapper d’étonnementet de stupeur la France, l’Europe entière. Tous les jeuxn’eurent plus qu’un point de vue, tous les esprits n’eureutplus qu’une pensée. Un ébranlement général vint menacer deruine toute institution , tout établissement. Il suffisait d’avoirété pour devoir craindre de ne plus être ; et le mot de régéné-ration, synonyme alors à celui de destruction, devint un cri deguerre qui poursuivit également le bien et le mal, la chose utileetl’abus. Aucune digue, aucunebarrièrenepouvantplusarrèterle torrent révolutionnaire, la carrière fut ouverte aux haines ,aux vengeances et aux ambitions. Malheur à qui était en vue !malheur à qui pouvait exciter l’envie ! Ma position , à l’Obser-vatoire et dans le quartier où je me trouvais, n’était pas unedes moins critiques. Je fus pendant long-tems occupé à medébattre contre les soupçons absurdes, les dénonciations ridi-cules , les visites et les interrogatoires des ardens et inquietsrévolutionnaires. Selon eux, les souterrains de l’Observatoireétaient des magasins de poudres, de farines et de fusils queje recelais; mes télescopes, des canons que je braquais surParis ; et les tours oh j’avais de la lumière pendant la nuit