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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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n 8 EXECUTION

ye de toutes les parties de la France , en aurait accru le débit;

MÉMOIRE, mais aussi c’est à ce moment-là que l’ouvrage nous a étéretiré, et c’est immédiatement après que la compagnie en aeu fait tous les frais, quelle s’en est vu enlever le profit.

Si le débit des cartes ne fut pas tel qu’on s’en était flatté,on ne fut pas moins trompé sur le produit des marchés parti-culiers. On devait sans doute compter sur la foi des engage-mens pris par les provinces : mais aucune ne les a remplisdans les termes convenus, plusieurs même ont fini par fairebanqueroute à la compagnie ; c’est ce que nous dirons en sontems.

Ces embarras forcèrentbientôtlesdirecteursà en veniràdesappels de fonds aux associés ; et comme c’était toujours à regretqu’ils les faisaient, il ne demandèrent que les plus petitessommes possible. Le premier appel, qui eut lieu en 17^9,ne fut que de 1 5 o livres ; le second, en 1762, fut de 2 5 o liv.,et le troisième, en 1763, monta à 4oo liv. ; ce fut le dernier;de telle sorte que la mise en avant des associés n’a été quede 2400 livres. On sent parfaitement qu’avec de si faiblesmoyens il était impossible de faire avancer un ouvrage dontles progrès exigeaient de grands frais; du moment où il fallutattendre des rentrées de fonds lentes, incertaines, et quidépendaient du plus ou moins de débit, tous les moyensd’exécution se trouvèrent paralysés , il fallut diminuer lenombre des ingénieurs. M. Borda, trésorier de la compagnie,fit généreusement les plus grandes avances ; mais, voyant laplupart des autres associés diminuer de zèle chaque jour etse refuser à de plus grands sacrifices, auxquels cependant ilss’étaient authentiquement engagés, il crut avec raison devoirmettre des bornes à sa bonne volonté ; et l’entreprise fut aumoment d’être abandonnée, lorsqu’en 1764 informé

de cette situation pénible, s’étant fait rendre compte de