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V e traité avec le ministre de la guerre; mais, trop heureuxMÉMOIRE, d’avoir ma liberté, je 11e m’occupai d’autre chose que d’enjouir dans le secret et l’oubli d’une retraite éloigné. Je 11’osaimême réclamer d’abord contre le procédé inoui d’un directeurdu dépôt des cartes de la guerre qui, de sa propre autorité,s’était emparé, le 7 mai 1794, de 170 exemplaires qui merestaient de l’ouvrage de mon père , intitulé Descriptiongéométrique de la Fiance, que j’avais mis en dépôt chezM. Capitaine. Mais, le 1*0 mai de l’année suivante 1795, lemême personnage, encouragé par la douceur avec laquelle ilvoyait que je me laissais dépouiller, imagina d’envoyer denouveau enlever dans le même endroit le cuivre de la cartegénérale des triangles; M. Capitaine représenta en vain quec’était un ouvrage séparé de la carte de France , qu’il n’avaitjamais appartenu à la société, mais à mon père et à moi (1);il fallut céder à la violence. J’en fus bientôt averti, et pourcette fois je ne pus contenir mon indignation. Je me déter-minai, quoi qu’il put en arriver, à adresser aux chefs du Gou-vernement un Mémoire très-ferme contre celte violation dedépôt exercée par un simple particulier à mon égard. J’étaisbien sûr que ni le ministre, ni aucune autorité supérieure 11el’avait ordonnée; je pris occasion de là de commencer uneréclamation en forme contre les décrets du 21 septembre1793 et du 10 mai 17f>4- Je n e tardai pas à avoir pleine etentière satisfaction sur mes plaintes personnelles ; ma pro-priété sur la carte des triangles et sur l’ouvrage de mon père,dont je produisis même les quittances de l’imprimeur, fut
(1) M. ***, dont je tais ici le nom par respect pour sa mémoire, savait toutcela aussi bien que M. Capitaine et que moi-môme, puisqu’il avait été pendantdix ans un de nos ingénieurs. Il était l’élève de mon père, qui l’avait ancienne-ment placé, par son crédit, auprès de M. de Vaux, dans le dépôt des plans de lagücrre.