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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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JUSTIFICATIVES. ^

devient seul obligatoire pour tous ; une force majeure ne peut rien ychanger.

Je conçois comment les dons du Gouvernement, les récompensesquil accorde, les émolumens quil paie, peuvent être déterminés parles agens de lautorité suprême ; mais, dans les marchés quil fait, dansles engagemens quil contracte, lorsquil stipule avec un citoyen, ilsopère, entre le Gouvernement et celui-ci, un véritable contrat synal-lagmatique, sacré pour tous deux, ainsique le sont les obligations civilesentre les particuliers : car il est aussi des lois de garantie pour lescitoyens envers lEtat; il est une foi publique quil nest jamais permisde violer; il est une morale pour les Gouvernemens comme pour lescitoyens.

Or, ici nul doute que si le Gouvernement neut pas usé du droitexorbitant de semparer de la propriété des actionnaires, et quil eutpréalablement traité avec eux, ceux-ci neussent été les maîtres datta-cher à une cession volontaire le prix dune indemnité suflisante. Ceque les actionnaires nont pu exiger comme une condition préalablede leur expropriation , ils lont reçu comme une conséquence légitimede la voie de fait exercée contre eux : ils ont traité avec le Gouver-nement, non plus avec le même avantage, maie toujours- avec lesmêmes droits. Leur traité est devenu un pacte inviolable, formé dunconsentement réciproque, cimenté par lautorité, et irrévocable pourelle , comme il létait pour eux.

Je me résume, et je dis :

Il est aux propriétaires de la carte générale de France une indem-nité qui eu soit la représentation juste et approximative; la plus justeest celle convenue de gré à gré entre eux et le Gouvernement.

A défaut de celte indemnité, la restitution de la carte aux proprié-taires légitimes est de droit. Lintérêt du trésor public semble la com-mander. Ruineuse pour le Gouvernement, cette entreprise cessera delêtre quand elle sera surveillée et régie par lintérêt particulier. LEtatmême aura sa part des bénéfices et des profits y puisquil se trouvereprésenter plusieurs propriétaires dactions.

Dans le premier cas, vous avez à maintenir la décision du 28 plu-viôse an IL