2jo PIÈCES
que la valeur (Tenviron trois planches."Il est à croire que depuis leteins que la nation s’est emparée de notre ouvrage, elle a au moinsfait terminer cette partie de la gravure,- ce qui peut faire penser auxpersonnes qui ne sont pas très-difficiles que la carte de la France estentièrement achevée.
Il est certain qu’avec les ressources et les moyens qu’avaient enmains les premiers qui ont dirigé notre ouvrage et qui se sont mis ànotre place, il fallait très-peu d’années pour procurer à la carte deFrance la perfection dont elle est susceptible, et que nous nous pro-posions bien de lui donner au moment où elle nous a été enlevée.
Nous sommes sans doute le premier exemple d’auteurs à qui l’onait ravi leur ouvrage , et un ouvrage de cette importance , avant qu’ilfût fini ; d’auteurs que l’on ait privés du droit sacré d’achever et deperfectionner l’œuvre qu’ils ont commencée. Quoi qu’il en soit, riende ce qu’il y avait à faire n’a été fait, et nous osons dire que si lacarte de France continue à être administrée comme elle l’a été depuisqu’elle est entre les mains de la nation, l’acquisition de cet ouvrage,quoique faite à vil prix, deviendra une mauvaise alîaire pour elle.La carte ne sera jamais finie comme elle devait l’être, elle se dété-riorera et périra entre les mains de ses possesseurs. Le public auradroit sans doute de demander à ceux qui nous ont remplacés dansla confection de la carte de France ce qu’il attendait de nous; levoici : en l’indiquant à nos successeurs, nous les mettrons à mêmed’y satisfaire; ce procédé sans doute n’aura rien qui puisse leurdéplaire.
r°. Une révision générale. Elle est indispensable relativementà la topographie et à la nomenclature. Cette révision doit porter sutdeux objets : sur les famés et sur les omissions.
Un ouvrage aussi immense, dont l’exécution, fréquemment entravéeet ralentie, a duré près d’uir demi-siècle, et n’a pu être confiée qu’àtin grand nombre de collaborateurs et d’agens qui ne pouvaient tousavoir absolument le même zèle, les mêmes laleus; un tel ouvrage,nvouons-le, ne peut, manquer d’avoir beaucoup de fautes de nomen-clature, de transpositions, d’omissions; et ces omissions, que l’onpeut aujourd’hui relever dans notre carte, sont encore augmentées