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présence du duc François de Modènc; mais l’inquisiteur decette ville, alarmé de cette nouveauté, ne me permit pas dela faire imprimer, comme je me l’étais proposé. Je lis aussiavec un soin particulier, pendant que j’étais à Ferrare , l’ob-servation du passage de l’épaule d’Auriga par le zénith de lapartie septentrionale du palais, et qui fut comparée, par lepère Riccioli, à l'observation qu’il lit de la distance de cetteétoile au zénith , rapportée par ce savant jésuite dans saGéographie réformée.
Dans l’intervalle des divers voyages que j’étais obligé defaire pour les affaires publiques, j’avais ma résidence à Bologne chez le marquis Angetelli qui, pendant que j’étais à Rome ,avait exigé de moi que j’acceptasse sa maison. A mon arrivée,je trouvai la chambre qu’il m’avait fait préparer toute peinted’instrumens de mathématiques. Je restai chez lui avec lamarquise sa femme, jusqu’à son retour de France , où il avaitété envoyé par le connétable Colonne 3 pour demander enmariage la nièce du cardinal Mazarin. A son retour, je prisune maison vis-à-vis de la sienne où, rassemblant plusieurssavans tels que Maïpighi, Fracas ti, Mauri, Pinchiari, etautres qui se sont fait connaître par des productions donnéesau public, nous faisions plusieurs expériences et dissertationssur les sciences. Je lis aussi vers ce tems-là (i), à Bologne ,quelques essais sur la dimension de la terre par le moyen dela tour Asinclli, rapportés par Riccioli. D’après les observa-tions, je déterminai la grandeur céleste de la méridienne deSainte-Pétrone, et la longueur de l’église de Saint-Pierre de Rome , que j’ai trouvée de G secondes 5 enfin la longueur de laligne tirée dans Rome depuis la Porta Pia , en suivant le
( 1 ) En i658.