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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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DE J.-D. CASSENT.

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cliemin qui rase le palais Montevallo, jusquà lextrémité laplus éloignée, dune minute. Ces mesures ne lurent que leprélude de celles que jai faites depuis en France .

Je fus appelé à Rome , en 1664, par ordre du Pape, pour ac-compagner M. Carpegne dans le voyage quil devait faire pourrégler le cours de la Chimie . Cétait une affaire qui avaitdéjà été traitée du teins de lempereur Tibère qui, selonTacite , avait reçu des ambassadeurs de Florence pour leprier de détourner le cours de la Chicine dans ÏArno. Plu-sieurs arrangemens avaient eu lieu au sujet de la distributionde ces eaux entre les Florentins et les Romains. Le grand-ducde Toscane demandait que les anciennes conventions fussentobservées. Il est bon de savoir cpie le cours des eaux de laCldane était autrefois dans le Tibre ; présentement il estordinairement dans XArno. Il y a deux petites rivières, dontlune est la Triesa, qui vient de lEtat ecclésiastique du côtédorient 5 lautre est 1 ' As trône, qui vient de la Toscane ducôté de loccident. Ces deux rivières entrent lune contrelautre dans celle de la Chimie y au-dessous de Chiusi , yportent et y amassent des terres qui font refluer vers le T'ibre.la partie supérieure de la Chimie . A ce point de séparationsont deux tours anciennes, lune sur lEtat ecclésiastique,lautre sur les terres de Toscane , que lon appelle Torre diBeccati-questo et di Beccati-quest altro, noms assez ridicules,mais relatifs à la destination de ces deux tours, élevées sansdoute pour veiller de part et dautre au cours des eaux danschaque Etat. Depuis ce terme, il y a vers lorient, du côtéde lEtat ecclésiastique, une rigole appelée la veine de laChimie , destinée à porter de leau vers le Tibre .

Anciennement le cardinal Corado de Ferrarc, ville quitravaille toujours à garantir ses campagnes des inondations deplusieurs rivières, nétant encore quauditeur de Rote, avait