DE J.-D. CASSENT.
détermina à éerire par la suite en français le mieux que jepus, et je soumettais mes écrits à la correction de MM. del’Académie , particulièrement de M. l’abbé Gallois , secrétaire,qui me sacrifiait le peu de momens qui lui restaient. Il eninsérait dans les Journaux des Savans, et en gardait quantitéd’autres, particulièrement un Traité des Réfractions , unabrégé d’Astronomie et une Méthode de calculer les éclipsesdu soleil et de la lune, qui se trouveront peut-être encoreparmi ses papiers (i). Presque tous les mathématiciens del’Académie ont remanié mon Traité de VAntiquité et duprogrès de VAstronomie, inséré à la tête du livre des voyages :ce qui fit différer très-long-tems son impression.
Le bâtiment de l’Observatoire, que le Roi faisait construirepour les observations astronomiques, était élevé au premierétage lorsque j’arrivai. Les quatre murailles principales avaientété dressées exactement aux quatre principales régions dumonde. Mais les trois tours avancées que l’on ajoutait àl’angle oriental et occidental du coté du midi et au milieu dela face septentrionale, me parurent empêcher l’usage impor-tant qu’on aurait pu faire de ces murailles, en y appliquantquatre grands quarts de cercle capables par leur grandeur demarquer distinctement, non-seulement les minutes, maismême les secondes ; car j’aurais voulu que le bâtiment mêmede l’Observatoire eût été un grand instrument : ce que l’onne peut pas faire à cause de ces tours qui, d’ailleurs, étant
(i) I/abbé Gallois est mort en 1707. Cassini écrivait ceci environ trois ansaprès. Ces manuscrits ont sans doute été perdus; c’est une véritable perte, sur-tout si la méthode de calculer les éclipses dont il est parlé ici contenait celle querl'inquisiteur de Modèue ne lui avait pas permis de publier en 1661, et où ilenseigna le premier à tracer sur une carte géographique les apparences d’uneéclipse de soleil pour tous les lieux de la terjee.