DE J.-D. CASSUSI.
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jusqu’à ce que tout effet put être passé (1). On proposa decouvrir la grande salle d’une plate-forme bien solide, surlaquelle on pourrait élever un pavillon carré isolé pourservir à l’usage que j’avais proposé, c’est-à-dire , pour pouvoirapercevoir du même lieu tout le ciel et suivre avec le mêmeinstrument et de la même place le cours entier d’un astre. Il futaussi arrêté que la tour septentrionale ne serait pas octogone,comme on l’avait d’abord projeté, mais quelle serait carrée,pour avoir une plus grande face au septentrion. Je proposaiaussi que cette tour septentrionale fût terminée en haut parune salle ouverte par deux fenêtres, l’une orientale etl’autre occidentale, et par une porte méridionale, et que letoit fût percé d’une ouverture ronde, recouverte d’une plaquede cuivre qu’on pût ouvrir et fermer pour l’usage des obser-vations au zénith à l’abri du vent. Cette salle fut depuisappelée 1 c petit Observatoire (2).
La tour orientale fut laissée entièrement découverte pourle même usage, et on y laissa dans la façade septentrionaleune longue fente qui a servi à recevoir et à élever à di-verses hauteurs de grands verres objectifs avec lesquels ona découvert le plus petit satellite de Saturne . La grande salleméridienne fut couverte d’une voûte un peu plus élevée quecelle de la tour occidentale 5 au-dessus de celle-ci on laissa unespace creux (3) propre à recevoir un grand hémisphère con-cave pour pouvoir y observer le cours journalier du soleil parle moyen de l’ombre d’une boule élevée à son centre ; c’estl’instrument appelé par les anciens scaphe. On y devait mar-quer par observation immédiate les traces journalières de
(1) La méridienne n’a été tracée qu’en 1729, et les dalles posées en jy3o.
(2) Voyez l’explication de la Planche IV, 1 *" Partie , page 59.
( 3 ) Voyez Planche IV, B, et l’explication, page 5 g.