VIE
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l’image du soleil clans les solstices, comparées h celles desautres jours de l’année, afTectées des différentes réfractions.Ces traces auraient été divisées par des points horaires àl’aide d’une pendule, et auraient fait connaître l’inégalité desarcs horaires causée par les réfractions des rayons solaires. Enattendant la construction d’un semblable instrument, je fisplacer dans ce lieu enfoncé un grand quart de cercle construitpar Gosselin, et divisé avec soin par Lebos . Un coup de ventterrible le renversa et le rendit inutile aux observations. Onplaça depuis dans le même lieu des vases d’étain pour observerla quantité de la pluie en divers tems de l’année et son éva-poration; M. Sédileau, après avoir suivi pendant quelquesannées et publié ces observations, enleva ces vases pourd’autres usages.
Toutes les voûtes de l’Observatoire lurent percées dans lemême axe par un trou rond qui répond à un puits contenantun escalier spiral qui descend au fond des caves de l’Obser-vatoire , dont les fondements sont aussi profonds que sonélévation sur le terrain. Ce puits sert de grand instrumentpour l’observation des étoiles fixes proche le zénith ; il sertaussi pour mesurer le tems de la chute des corps qu’on laissetomber des divers étages de l’Observatoire. L’appui de cedegré spiral a servi aussi à soutenir de grands thermomètresd’eau, dont on a observé les variations en divers tems.Les caves de l’Observatoire font aussi voir que le thermo-mètre n’y souffre pas de variation sensible depuis la plusgrande chaleur de l’été jusqu’au plus grand froid de l’hiver ;de sorte que l’air de ces caves peut passer pour tempéré etservir à régler les thermomètres.
Un peu à l’est au-devant de la porte de la façade méri-dionale de l’Observatoire, laquelle est élévée d’un élage plushaut que celle de la façade septentrionale , il y a un autre