DE J.-D. CASSIjN’I.
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Jupiter , dont je calculai le mouvement résultant de mesobservations, et j’écrivis que c’était la même qui avait étéprise a Rome pour une demi-ombre d’un satellite. Je m’as-surai que cette tache était adhérente au globe de Jupiter ,car elle parcourait le quart de son disque proche du milieu,dans le tems quelle le devait faire, étant adhérente auglobe, et je trouvai que sa révolution s’achevait en 9 heures56 minutes ( 1 ). C’est la révolution la plus courte cpi’on aitobservée jusqu’à présent dans le ciel. Je l’ai depuis vériliéepar un très-grand nombre d’observations cpii s’accordentensemble à quelques secondes près. Cette tache est adhé-rente à une bande obscure qui paraît un peu éloignée ducentre apparent dans la partie méridionale du disque. Ainsielle est facile à reconnaître. Sa révolution, en la supposantadhérente au globe de Jupiter , étant comparée à l’hypothèsecopernicienne de la révolution de la terre autour de son axeen 2.3 heures 56 minutes, fait assez voir que la proportion dela révolution d’une planète autour du soleil, à sa révolutionsur son axe, est fort différente pour les diverses planètes. Lepère Reita , capucin célèbre, avait cru que cette proportionétait la même dans tous les systèmes de planètes, et queJupiter tournait autour de son axe en douze jours, comme laterre, selon Copernic , en un jour. 11 se plaignait fort du pèreRiccioli, qui avait écrit un peu durement contre cette hypo-thèse, la traitant de visionnaire. On pourrait excuser Reita ,en disant qu’il pouvait avoir vu une fois la tache de Jupiter ,et qu’ayant attendu douze jours à l’observer de nouveau, ilavait aperçu la même tache cpi avait fait dans cet intervalle
(1) Cinquante ans après, Maraldi a retrouvé celte rotation absolument de lamême durée.