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eux-mêmes sortir l’un après l’autre, avec quelqu’intervalle detems, du bord occidental de Jupiter : de telle sorte que je lespus comparer avec les deux taches qui restaient en arrière, etque je trouvai dans la disposition quelles devaient avoir,comme ombres de ces deux satellites qui cachaient au soleilde petites parties du disque de Jupiter . Depuis ce tems-là,devenu attentif à observer Jupiter au tems de la conjonctiondes satellites avec cette planète vue du soleil, j’ai toujoursaperçu les ombres à l’endroit où elles devaient paraître. Cettedécouverte déterminait la proportion de la distance entreJupiter et ses satellites, à la distance du soleil et de la terre;elle se trouvait à peu près conforme à celle qui résultait deshypothèses de Copernic et de Tjcho-Brahé.
Découverte J’avais été envoyé par le Faite Alexandre aux confins de la
des taches ^ 1 # ,
P d n j anentes T° scaue ? sous direction île M. Carpegne, qui est présente-
(JuiUeti665.) ment cardinal, pour le différend qui existait autrefois entreles Romains et les Florentins sur la conduite du Tibre et del ’Arno , et qui, selon Tacite , avait commencé du tems del’empereur Tibère . Dans ce voyage, j’avais porté un excellentobjectif qui m’avait été donné par M. Campani; et ayanttrouvé un oculaire qui lui était convenable, j’en avais faitune lunette qui me servait à observer Jupiter et ses satellitespendant la nuit. Je communiquais ces observations à M. Fal-conieri, qui fit imprimer plusieurs de mes lettres , et àM. Sevra, qui en donnait connaissance aux pères Fabn etGottigniez; ceux-ci se servaient d’une bonne lunette de Divinipour vérifier mes observations, dont je leur envoyai lescalculs.
En observant une ombre d’un satellite que j’avais calculée,ils m’écrivirent qu’ils avaient vu en même tems une demi-ombre qui suivait à peu près le cours de l’autre. Dans mesobservations suivantes, j’aperçus une tache sur le disque de