DE J.-D. CASSINÏ.
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qu’il travaillât de plus en plus ses lunettes, lui promettantqu’il en serait récompensé du Roi. Au bout de quelqueteins M. Campani envoya une excellente lunette de 34 pieds,c’est-à-dire douille de celle qui avait servi à mes observationsprécédentes; elle lui fut payée mille écus. C’est celle qui sertencore présentement à l’Observatoire, il continua de travaillerencore à d’autres lunettes beaucoup plus longues, et m’en-voya trois objectifs de différentes grandeurs : mais la mort deM. de Colbert étant survenue, il demanda les verres cpi’ilavait envoyés, pour satisfaire la reine de Suède , qui avaitprojeté de me rappeler aussi à Rome , où elle voulait faire unObservatoire d’une maison qui est dans l’endos du palaisRiari a la Lun gara, on elle demeurait. Te n’avais gardede quitter le service du Roi, qui me comblait de bienfaits etagréait mes services. C’est pourquoi, avec la permission deS. M., je renvoyai à M. Campani ses derniers verres dont laportée, d’une longueur extraordinaire, était incommode dansl’usage; il a depuis, à la vérité, tâché de le faciliter, sansqu’aucun prince jusqu’à présent les ait recherchés (i).
Selon ma théorie, qui représente assez exactement le mou-vement des taches, j’établis que ces taches sont sur la surfacesphérique du soleil, quelles décrivent des cercles parallèlesautour des deux pôles, élevés sur l’orbite du mouvementannuel de 7 degrés et demi, et quelles font leurs révolutionsdans un teins à peu près égal à celui de la révolution pério-dique de la lune autour de la terre. Mais elles 11e sont pastoujours visibles par nos lunettes dans leurs retours; ce quipeut s’expliquer en diverses manières.
(1) Ce que dit ici D. Cassini donnerait 5 croire que les grands objectifs quisont encore à l’Observatoire ne sont point de Campani , comme on l’a cruPièces justificatives, p. 211 ), mais de Borclli, de Huygens et de Hartzoeker.
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