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VIE
lerons dans le rapport des observations que nous avons faitesà Paris .
Après la découverte que Galilée et quelques autres astro-nomes firent des taelies du soleil, parmi lesquel? on doitremarquer le père Scheincr qui, à ce sujet, fit un grand etexcellent ouvrage vers l’an 1625, il se passa un grand nombred’années sans qu’il en fut question. J’étais à Paris en 1671avant que l’Observatoire fût en état d’être habité. En consé-quence , pour pouvoir faire commodément quelques obser-vations astronomiques, j’avais loué une maison et un jardinà la Ville-l’Evêque, peu éloignés de la porte occidentale deParis . J’y avais attiré dans une maison voisine M. Couplet,qui m’avait été donné pour aide. J’aperçus la, pour la pre-mière fois, des taches flans le soleil dont je fis la descriptionqui fut envoyée au Roi à Fontainebleau . Par les observationsde plusieurs jours, je déterminai la vitesse de leur mouve-ment apparent, dont j’établis une théorie qui me servit àprédire que ces taches retourneraient aux' mêmes endroits dudisque du soleil, après une révolution de 27 jours. Ceuxqui les avaient observées après leur première apparitionavaient jugé cette révolution à peu près d’un mois.
Ma prédiction ayant eu un heureux succès , M. de Colbertvoulut observer ces taches dans son jardin. Cela lui donnalieu de presser vivement qu’on achevât l’appartement quim’était destiné à l’Observatoire , où j’allai m’établir avantque les tacites finissent de paraître, et oii je fus suivi deM. Couplet, qui m’y assista jusqu’à ce qu'il obtint la placede maître de mathématiques des pages de la grande écuiie.M. de Colbert fut si enchanté de ces observations, qu’aprèsen avoir fait part au Roi, il m’ordonna décrire à Rome àM. Campani, qui m’avait donné un objectif de sa façon,avec lequel j’avais fait cette découverte, pour lui mander