VIE
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y avait peu d’honneurs où n’eût le droit de prétendre le des-cendant de ces chevaliers sicnnois (1), qui avaient soutenupendant plusieurs siècles la liberté de leur patrie contre lesdescendans de Charlemagne .
Il sacrifia ces avantages à la gloire d’être un des restaura-teurs de l’astronomie. Il n’ignorait pas que la famille de Des cartes ne lui avait jamais pardonné de n’avoir été qu’un grandhomme, et il se soumit au préjugé qui semblait alors enFrance regarder une application exclusive aux sciences commeindigne d’un homme qui avait des richesses ou des ancêtres.j\I. Cassini consentit sans peine à n’avoir d’autre considérationque celle qu’il avait acquise par ses découvertes. Cette mo-destie a passé à ses enfans. Nous voyons aujourd’hui dansl’Académie la quatrième génération de cette famille si chèreaux sciences; et cette manière de s’illustrer a du moins cetavantage, quelle ne peut appartenir qu’au petit nombre defamilles où le mérite est héréditaire comme le nom et lestitres.
(l) Les descendans de J.-D. Cassini ont été reconnus, et ont siégé au Sénatde Sienne, comme appartenant à une ancienne famille sieunoise qui a donne àl'église plusieurs évêques et sujets distingués , eulr’aulres un cardinal de ce nom,archevêque de Sienne en 1426. La promotion d’un second cardinal, Cassinid’Arezzo , en 1712, a procuré à J.-D. Cassini 1 honneur de recevoir, le 8 juin decette même année, la visite de MM. Humbert et du père Malle-branche, députéspar l’Académie pour le complimenter à ce sujet.