IMITATION LIBRE, etc.
Et pourquoi, dans l’été, la nuit est toujours lenteA tempérer de l’air la chaleur accablante.
Puis , discourant sur l’homme et sur les animaux,
Sur la pluie et la foudre et les autres fléaux,
Aux Troycns étonnés expliqua toutes choses,
Et parla savamment des effets et des causes.
Votre esprit, insensible à tout autre plaisir,
De ces mêmes objets aime à s’entretenir,
Princesse ; ainsi mes vers oseront vous redireCe que déjà vos yeux dans le ciel ont su lire.
Vous prêterez l’oreille à mes faibles accens,
En faveur de sujets nobles, intéressans.
Traitons sans ornement une belle matière ;
La modeste Uranie a toujours droit de plaire.
L’aigle des orateurs, l’éloquent Tullius ,
En vers peu cadencés traduisit Aratus .
Pour moi, de votre nom j’ornerai mo\> ouvrage ;
Du plus heureux succès il in’ofl’re le présage.
Parcourons tous les corps et les objets diversQue notre œil aperçoit dans ce vaste univers.
Sur la terre, placé par le souverain être,
L’homme, du monde entier d’abord se croit le maître,Et pense, dans l’erreur dont l’orgueil est l’appui,
Que tout ce qui se meut se meut autour de lui.
Dans cette illusion, ses yeux, il faut le dire,
Avec sa vanité concourent à l’induire :
Trompé par son organe, il rapporte toujoursDes astres éloignés et la place, et le cours,
Au fond plus reculé d’une lointaine sphèreDont le centre est au point d’où l’œil les considère.L’optique ainsi le veut : il est par conséquentPour chaque observateur un centre différent ;
Il fallait cependant choisir un terme unique,
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