IMITATION LIBRE
Centre fixe et constant «lu système physique ;
C’est celui de la terre, il fut donc arrêtéQue supposant un œil en ce point transporté,
Les înouveiuens des corps, leur véritable place,Seraient ceux vus du centre et non de la surface,
I)’ où s’offrent à nos yeux raille aspects différons,
Que pour mieux distinguer nous nommons appareils.
Revenons sur le globe où l’eau, l’air et la terre,Composent, nous dit-on, la Sphère élémentaire,
La sphère qui nourrit et renferme en son seinAnimaux , végétaux et tout le genre humain.
L’air tient enveloppé dans sa région basseTout ce qui de ce globe habite la surface.
Les nuages, plus haut, la pluie et les éclairs,
Occupent ce milieu qu’on appelle les Airs.
Dans une région plus élevée encoreNaissent, brillent soudain les feux, le météoreQui, dans la nuit obscure, aux voyageurs surpris,Semblent être les jeux de célestes esprits.
Mais ces trois régions qui forment l’atmosphèreNe sauraient excéder des monts la tête altière,
Car dès qu’à son couchant, Phébus de ses rayons,
A cessé d’éclairer la cime de ces monts,
Bientôt l’air obscurci perd aussi sa lumière,
El la nuit se répand sur tout cet hémisphère.
Que dirons-nous ici de cette opinionQui d’une quatrième et haute régionAugmente, ou , pour mieux dire, embrase l’atmosphèreEn y plaçant du feu la subtile matièreQui, l’un sur l’autre assis, veut que chaque élémentDans un ordre constant reste séparément.
Il n’en est pas ainsi : loin de cet ordre étrange,
Tout atteste ici bas un utile mélange;