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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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ÉLOGE DE M. MARALDI . St\g

Maraldi partit de Perinaldo au printems de lannée 1727 }il navait encore que dix-huit ans. De combien de sentimensson ame dut être agitée en arrivant à Paris et en entrant àlObservatoire ! Présenté par son oncle au fils et au petit-filsde Jean-Dominique Cassini , accueilli par eux et par plusieursautres savans réunis dans ce temple de lastronomie, il dut setrouver beaucoup plus heureux que ces anciens philosophes dela Grèce que les prêtres dEgypte nadmettaient aux mystèresde linitiation, quaprès de vives sollicitations et de longuesépreuves.

Le zèle , le dévouement et lapplication que Maraldi montra dans ses premières études astronomiques, le rendirentbientôt digne de laccueil quil avait reçu. Quelqnagréablecependant que fût son noviciat , il ne fut pas tout-à-faitexempt de rigueurs. Lne chambre de huit pieds carrés,pratiquée dans lembrasure dune fenêtre d'une des grandessalles de lObservatoire, fut le premier appartement et le seulquil fût, possibe de donner au nouvel astronome. Larchitectequi avait tracé la distribution de lObservatoire, nv avaitomis que les cheminées et les logemens. Il se proposait, dit-on,de loger les observateurs dans des bàtimens extérieurs. Enconséquence, lédifice nétait composé que de grandes sallesvoûtées lon a eu par la suite beaucoup de peines àpratiquer un très-petit nombre d'appartemens qui pussentoffrir les principales commodités, auxquelles un astronome nerenonce pas tout-à-fait, quoiquil passe plus de la moitié desa vie dans le ciel. On ne doit donc par être étonné que ledernier arrivé fût aussi mal logé : mais il était fort éloigné desen plaindre ; car cette petite cellule était très-conforme à songoût pour la solitude et a son caractère un peu sauvage, quilui faisait trouver bon de ne pouvoir recevoir quune seulevisite à la fois.