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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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35o ÉLOGE

Au reste, c’était dans les vastes salles occupées par lesinstrumeus qu’il fallait venir trouver le jeune Maraldi, si onvoulait le voir ; c’était là qu’il passait la moitié du jour et laplus grande partie de la nuit. Il s’y exerçait sans cesse aumaniement des lunettes, à la pratique des observations, à laconnaissance des étoiles ; aussi fut-il bientôt en état deseconder son onde dans l’entreprise qu’il avait formée dedresser un nouveau catalogue.

Mais cet oncle, ce protecteur, ce maître si précieux vint àlui manquer au moment où il devait le moins s’y attendre.Philippe Maraldi mourut deux ans après l’arrivée de sonneveu. Cette perte eut été irréparable pour celui-ci, sanscette providence qui sait nous ménager des ressources dans lemalheur, et qui lui fit trouver dans Jacques Cassini plusencore qu’il n’avait perdu ; car ce bon parent l’adopta dès-lorsau nombre de ses enfans, le constitua le frère et l’émule deson fils Cassini de Tliury, un peu plus jeune que Maraldi, etqui se disposait à courir la même carrière. On verra dans lasuite les deux cousins s’associer pour les mêmes travauxastronomiques et géographiques, et devenus presqu’en mêmetems membres de l’Académie , présenter à la fois trois nomsde la même famille incrits sur la liste académique.

Les premières recherches de Maraldi se tournèrent vers lathéorie des satellites de Jupiter , à laquelle il se consacra d’unemanière particulière, et qui fut pendant cinquante ans sonobjet de prédilection, le but principal de ses observations.Ces petites planètes semblaient être un domaine de famillecrue Dom, Cassini avait acquis de Galilée , et qu’il avaittransmis par héritage aux Maraldi ses neveux. En effet, on serappelle quel accroissement de réputation s’acquit le premierCassini lorsqu’en 1G68, il publia les nouvelles Ephéméridesdes satellites de Jupiter. Plusieurs astronomes, et Galilée