DE M. MARALDT. 357
ont eu le bonheur d’appartenir à ce corps illustre, et qui sontmorts dans son sein.
L’air natal procura pendant plusieurs années à M. Maraldice qu’il s’en étaitpromis : mais rien ne peut préserver des ravagesdutems , des infirmités del’àge et des maux attachés à l’huma-nité. En 178J, notre académicien, âgé de soixante-seize ans,fut attaqué d’une espèce de maladie noire, fort singulière.Les accès se renouvelaient et disparaissaient tous les trois mois.Le malade n’y succomba qu’au bout de trois ans. Il mourut le14 novembre 1788, avec une résignation et un courage que 11emanque jamais d’inspirer la vraie philosophie, c’est-à-dire, lareligion ; car M. Maraldi fut du nombre , plus grand qu’01111ele pense communément, des savans qui se sont lait honneurde professer les principes du christianisme et d’en remplir lesdevoirs.
Sa mort n’a point laissé de place vacante à l’Académie ; ilavait obtenu la vétérance deux ans après son départ. C’estM. Mechain qui l’a remplacé à l’Observatoire royal de Paris .