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Mémoires pour servir à l'histoire des sciences et à celle de l'observatoire de Paris / J. D. Cassini
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T)E M. LE GENTIL.

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force de voir opérer le Brame et en consultant un Talmoutde bien meilleure volonté, qui avait reçu de ces mêmes doc-teurs dont il parlait la langue, des notions de pratique assezétendues, parvint enfin à deviner une grande partie de cequon voulait lui cacher, de sorte que, au bout de quelquesmois, lastronome fiançais, le membre de lAcadémie desSciences de Paris , fut en état de calculer assez facilement uneéclipse à la manière indienne. Il réussit même à dévoilez' avecune grande sagacité la cliailatanerie de certains nombres mys-térieux dont les calculateurs indiens enveloppent leurs opé-rations, peut-être sans malice; car il y a fort à croire cpie lesBrames daujourdhui nopèrent souvent que machinalement,sans trop savoir ce quils font, mais daprès des règles dontils nont que la tradition et la routine.

Il îésulte des recherches de M. Le Gentil sur lastronomieindienne, que celte science, toute imparfaite quelle est danslIndostan, mais supérieure encore à celle que nos mission-naires trouvèrent à leur arrivée en Chine , vient de laChaldée. Lauteur développe dans une dissertation particu-lière cette conformité ou cette ressemblance de lastronomiedes Brames modernes avec celle des anciens Chaldéens. CesBrames, selon lui, ont tiré probablement toutes leurs con-naissances des anciens Brachmanes, et ceux-ci des Chaldéens.Mais les Brames de nos jours najoutent rien à ce qui leur aété transmis. Toutes leurs observations se réduisent à cellesdes éclipses et de la longueur de lombre des gnomons. Ilparait que les anciens astronomes indiens connaissaient mieuxquIIipparque et Ptolémée la longueur de lannée solaire. Ilsfaisaient le mouvement des étoiles en longitude de 54 secondespar an. Ils distinguaient lapogée et le périgée du soleil. Seloneux, la durée totale du monde, partagée en quatre âges,doit être de quatre millions trois cent viugt mille ans;