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LIVRE V, Ch A p. r i i.
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milieu. Les colonnes du dernier ordre doivent être plus courtes de la quatrièmepartie que celles du second , et il faut que leurs architraves avec la corniche et lesautres ornemens réunis , soient de la cinquième partie de la colonne , comme lesautres.
Il ne faut cependant pas croire que ces proportions et ces règles produiront tou-jours les mêmes effets , et conviendront également à tous les théâtres ; mais l’archi-tecte doit connoître ces proportions et étudier ces règles pour savoir les appliquersuivant la nature des lieux , et la grandeur de l’édifice. Il y a beaucoup de chosesque l’usage , auquel elles sont destinées , oblige de faire de la même grandeur dansles petits théâtres , comme dans les grands. Tels sont les sièges , les précinctions ,les balustrades , les passages, les escaliers, le pupitre , les tribunes et autres chosessemblables , que leur destination particulière empêche d’assujétir à la proportiongénérale. On peut également, lorsqu’on n’a pas de pièces de marbre ou de char-pente , ou d’autres matières d une grandeur suffisante, retrancher ou ajouter un peuà l’ouvrage , pourvu qu’on le fasse avec intelligence et discrétion ; ce qui exige dansl’architecte beaucoup d’expériences , d’habiliié et de talent.
La scène doit être dégagée et disposée de manière qu’au milieu, il y ait une porteornée comme celle d’un palais royal ; H * à droite et à gauche deux autres portespour les étrangers (II); (i) à côté de celles-ci les espaces (K) destinés aux déco-rations. Les Grecs appellent cet endroit periactous (2) à cause qu’on y place lesmachines (M) triangulaires qui tournent à volonté. Chacune de ces machines a troisdifférentes espèces de décorations, qui procurent des changemens en tournant leursdifférentes faces , soit lorsqu’on change de pièce , soit lorsqu’on fait paroître lesdieux accompagnés de leur tonnerre. Au-delà sont les galeries (LL) qui conduisentsur la scène ; on suppose que par l’une on vient de la ville , et par l’autre de lacampagne.
REMARQUES.
Nous avons remarqué qu’on pénéiroit dans l’orchestre et sur les précinctions , par plusieurs issuesqu on appeloit vomitoires > vomitorium y parce qu’elles sembloient vomir la foule du peuple quienlroit par-là sur l’orchestre , et les précinctions , pour aller se placer ensuite sur les degrés.
j ^ Il falloit naturellement que les degrés fussent interrompus , par une coupure , dans les endroits
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* Planches XVI. me et XVII. me
(1) Voyez le io. me Chap. du Vl. me Liv., et les remar=ques qui sont à là fin.
(2) C’est-à-dire que l’on fait tourner.
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