^ARCHITECTURE UE VITRUVE.
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sera parvenue contre les murs de la ville , vous construirez un regard (i), prèsduquel vous placerez trois réservoirs : de ce regard , trois tuyaux distribuerontégalement l’eau dans les trois réservoirs ; vous les disposerez de façon que quandil y aura beaucoup d’eau, le réservoir du milieu recevra celle qui sera de reste dansles deux autres, pour l'envoyer par des tuyaux , à tous les lavoirs et aux fontai-nes jaillissantes. L’eau du second réservoir ira dans les bains à l’usage du peuplequi paye tous les ans pour cela une redevance. Celle du troisième sera conduitedans les maisons des particuliers : par ce moyen , l’eau destinée aux nécessités pu-bliques , ne manquera pas, et les conduits des particuliers ne pourront en détour-ner le cours. La raison qui m’a fait établir cette distribution , est que les particuliers,dans les maisons desquels ces eaux seront conduites , payeront aux receveurs deiimpôts , une taxe qui servira à entretenir les aqueducs publics.
Sïl se rencontre .des montagnes.entre la source de la fontaine et la ville, il fautles percer en formant un souterrain , et conserver toujours la pente nécessaire,comme on vient de le dire. Si l’on trouve du tuf ou de la pierre, on y tailleral’aqueduc ; si c’est de'la terre ou dm sable , on construira, dans le souterrain, deuxmurailles qui porteront une voûte, qu on continuera jusqu’à 1 extrémité. On y ferades puits, en laissant entre deux la distance de quarante toisés. '
# Si I on conduit l’eau dans des tuyaux de plomb , on fera, sur la source, un regard,et depuis ce regard, jusqu à celui qui est contre les murs de la ville, on posera lestuyaux, dont les lames devront avoir une épaisseur proportionnée à la quantitéd’eau. Les tuyaux qu’on fondra auront au moins la longueur de dix pieds , etchaque tuyau pesera douze cents livres , s’il est de cent doigts ; s’il est de quatre-vingts doigts, il pesera neuf cent soixante livres ; s’il est de cinquante, il peserasix cents livres; s’il est de quarante, il pesera quatre cents quatre-vingts livres; s’ilest de trente , il pesera trois cents soixante livres ; s’il est de vingt, il pesera deuxcents quarante livres; s’il est de quinze, il pesera cent quatre-vingts livres ; s’il estde dix, il pesera cent vingt livres ; s’il est de huit, il pesera quatrevingt-seize livres;s’il est de cinq, il pesera quarante livres. Cette dénomination, d’autant de doigts,qu’on donne f à chaque tuyau, vient de la largeur qu ont les lames avant dêtrecourbées, tellement que si la lame de plomb a cinquante doigts de large, avantd en avoir formé un tuyau, On dira que ce tuyau est de cinquante doigts. Il enest de même pour les autres. Yoici “comme il faut disposer les tuyaux de plomb
* Pi&nclie fig. 5.
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(i) Le lalin dit eastâhim. Voyez nos remarques à laR h de ee ehagitee»