S III. ESSIEUX MONTÉS. 227
aussi se contente-t-on quelquefois d’employer le premiermoyen. Cependant, en considérant le poids énorme de lamachine qu’il faut soulever à chaque opération, on comprendqu’il y ait encore économie à adopter le second.
Sur l’une des voies de l’atelier de réparation, on établit,à cet effet, une fosse, dans laquelle une plate-forme se meutverticalement au moyen de crémaillères, ou mieux de vis àécrous fixes.
Pour enlever les roues d’une machine avec cet appareil, onamène le véhicule de manière à faire coïncider la paire deroues en question avec la plate-forme mobile de la fosse. Lesentretoises des plaques de garde enlevées, on abaisse la plate-forme qui entraîne dans son mouvement l’essieu monté. Ce-lui-ci est conduit par un charriot mobile dans la fosse, sousune grue qui l’enlève avec ses roues et le remplace par unnouvel essieu monté que l’on vient appliquer, à la place dupremier, par une manœuvre inverse.
Lorsqu’un essieu coudé présente en un point de l’une desmanivelles un commencement de rupture, on peut en prolon-ger le service par l’application d’une frette en fer forgé, em-brassant tout le contour de la manivelle. Ces frettes sontembattues au rouge, et leur refroidissement les serre contrel’essieu, qu’elles maintiennent assez fortement pour empêcherla cassure de s’agrandir.
Les frettes procurent un surcroît de garantie même avecles essieux neufs et l’on n’hésite souvent pas à les placer lorsdelà construction.(Machinedu Nord. fig. i, pl. Vl et fig. 4 et 5,pl. XLVTI.)
196. Roues. — Les roues sont les supports des véhiculessur la voie. Elles se composent, comme chacun sait, d’unmoyeu, d’une jante et d’un corps. En raison de la force cen-trifuge et des nombreuses perturbations auxquelles elles sontsoumises, les roues des véhicules du chemin de fer, et prin-rlpalement les roues de locomotive, doivent satisfaire à desc °nditions générales que nous avons développées précé-demment. (Tome III, chap. YI, § VIII.) Nous avons également