§ II. CONDITIONS DU TRAVAIL DES LOCOMOTIVES. 281
ciété (les Ingénieurs civils, 6 e cahier, 1877, propose de reve-nir à l’évaluation de la puissance par la pression effectivede la vapeur dans le cylindre.
La puissance brute se mesurerait alors en faisant le produitde la section des pistons par la pression moyenne effective dela vapeur pendant toute la course ; ce produit multiplié parla vitesse du piston donnerait le travail par seconde enkilogrammètres.
Ce serait un procédé pour déterminer au moins un descôtés de la question, car l’effort moyen théorique affecté ducoefficient 0,65 est un peu arbitrairement fixé; mais le moded’évaluation delà pression moyenne n’offre que des garantiesd’exactitude relatives.
Les indicateurs généralement employés procèdent tous dumême principe:Un petit cylindre c (fig. 10, pl. XLIII), con-tenant un piston surmonté d’un curseur t, est mis en com-munication avec l'intérieur du cylindre dans lequel agit lavapeur dont on veut évaluer le travail. Ce piston est pressépar la vapeur du cylindre d’un côté, et de l’autre par unressort qui rend ses déplacements proportionnels à la pres-sion de la vapeur. Il entraîne dans ses mouvements le curseurt qui marque, à toit instant, la trace de toutes ses positions.On reçoit cette trace tantôt sur une planchette p animée d’unmouvement rectiligne alternatif provenant des déplacementsde la tige du piston T transmis par les renvois L o l, tantôtsur un papier enroulé sur un tambour mu par une corde quetire un appendice à la tige du piston (fig. 14, pl. XLIII).
Avec ces deux procédés, la trace laissée par Yindicateurest une coirbe fermée dont les abscisses sont proportion-nelles aux déplacements du piston et les ordonnées auxdifférentes pressions de la vapeur durant une évolutiondouble du liston ; la ligne courbe supérieure représente lesextrémités de ces ordonnées pendant le travail de la vapeur,et la ligne courbe inférieure les extrémités des ordonnéespendant l’ichappement.
En suppsaut que le travail sur les deux faces du piston