300 CHAP. V. DE LA PUISSANCE DES MACHINES.
La vapeur venant de la chaudière pénètre dans l’espaceni' rn' ; elle tend à soulever le piston P' qui entraînerait lepiston p ; mais, à ce moment, la lumière a étant découverte,la vapeur de l’espace A vient exercer sa pression sur lepiston P' dont la tige empêche le piston P, de monter. Lavapeur pénètre alors dans le grand cylindre par la lumièreinférieure et soulève le piston n qui effectue sa courseascensionnelle. Au moment où celle-ci s'achève, la plaquem entraîne la tige l et, avec elle, le tiroir t\ la commu-nication a, entre la chambre A et le cylindre A', se trouveà ce moment fermée, en même temps que s’ouvre l’oriflced’échappement e ; par là se trouve supprimée la pression dela vapeur sur la face supérieure du piston P'. La vapeurde la chambre ni' m' soulève les deux pistons P et p. Lepiston P découvre la lumière d’admission et la vapeur agitsur la face supérieure du piston tt, en même temps, le pistonj> étant soulevé, la vapeur usée s’échappe en dessous de cetorgane et se rend, par le tuyau n", à la boîte à fumée.
Le piston descend donc : un peu avant d’arriver au basde sa course, il entraîne la tige l l' et le tiroir t. La distri-bution de vapeur se* renverse et le piston prend de lui-mêmeun nouveau mouvement ascensionnel.
Quant à la pompe à air, directement commandée par la tige0' du moteur, elle ne présente rien de particulier. Cettepompe comprime de l'air dans un réservoir principal de3f>0 litres environ, installé généralement sous le tablier de lamachine; elle donne 12 à 40 coups de piston par kilomètreparcouru. d ■ ■
Un manomètre donne la pression de l’air dans la conduitegénérale des freins. Un modérateur règle l’arrivée de lavapeur et la vitesse du petit cheval, et par suite la pressionde l'air dans le réservoir principal.
206. Triples-valves. — Le frein Westinghouse, quoiqueappliqué sur plusieurs chemins de fer, est encore l’objet deconstantes études et de perfectionnements incessants.
Nous avons déjà décrit la triple-valve — tome III, 450 —