C 9 )
remarque en outre, dans les ravins , le Ranunadus parnassi/ulius et beaucoup de Rhododendron-ferrugineum entremêlé de Lycopodium alpinum.
Les hauteurs de la montagne sont tapissées de la Gentiana alpina Villars, et de la pumila -Jacq. On est surpris fort agréablement d’y rencontrer deux jolis lacs dont la surface réfléchissantles rayons du soleil renvoie des jets de lumière sur toute la montagne ; dans le lac supérieur, nousavons rencontré le Potatamogeton capiilaceum ; et dans les environs Y Anémone fragifera Jacq.ou Baldensis L., la Scutellaria alpina , ï’Osmunda crispa , le Bupleumm angulosum et la Violacenisia. Entre les trois montagnes de Fulli , à’Alesse et de Geman on voit une hauteur assezintéressante , nommée Monlbron\ nous y avons cueilli Y Azalea procumbens , YEmpetrum ni-grum , l’ Arenaria biflora, le Sisymbrium dentatum AU., le Chrysanihemum alpinum , lesSaxifraga bryoïdes et androsacea , le Carex fœtida et les Saux arenaria et lapponum. Dansles marais que l’on trouve au pied des hauteurs , on peut recueillir la Viola paîustris et YEriopho-rum alpinum.
LETTRE VI.
A Monsieur Abraham Thomas.
Monsieur î
Martigni, 'tj Juin 1794.
L a complaisance avec laquelle vous me faites part de vos découvertes, m’autorise à vousadresser, à mon tour, la relation de mon voyage à Geuroz , à Létroz et à Trient. Cetle valléeest trop intéressante pour m’en tenir à une seule visite 5 aussi ai-je formé le projet d’y retourner ?mais un peu plus tard. Je conseille d’avance aux voyageurs qui voudront suivre mes traces, deprendre des provisions; car ils ne trouveront dans cette contrée que du vin, du pain de seigle,du lait, du beurre et du fromage.
Sortis de Martigni , nous avons suivi, avec mes compagnons de voyage, le chemin de St.
Maurice , jusqu’au pont du Trient , mais sans le passer ; nous avons ensuite enfilé un petit sentiersur la gauche entre des rochers resserrés qu’il paroît impossible de surmonter, au premier abord ;on peut cependant avec un peu de courage et de patience les escalader en vingt minutes ; en mon-tant, on distingue la Saxifraga Cotylédon , le Hieracium murorum avec la variété maculosum, (fi; /et le IvratJnfte Vill. ; en tournanfdu côté de Martigni, après avoir fait la plus grande partiede la montée, j’ai reconnu la Veronica verna en abondance. A peine a-t-on atteint les près dupetit village de Geuroz qu’on est enchanté de fouler un joli tapis verd égayé par YOrchis incar - 4^^-“nata , avec sa variété à fleurs rouges , YOrchis Mario et Y O. mascula, entremêlés delà Saxifragabulbifera , plus belle et plus vigoureuse qu'e je l’aie jamais vue, Sc la Phyteuma betonicafolictVill.
B