LETTRE XVIII.
Feaalet s Août 180&.
Monsiûur ,
Fâché que vos occupations vous ayènt empêché de faire le vojagé que nous avions projeté dans-les montagnes intéressantes des vallées d ’Annivié et d’Hérens , qui nous restoient à visiter, jeme suis acheminé par la vallée d’Anzendaz , dont je ne vous parlerai pas dans ce moment, parceque ses belles plantes vous sont bien connues. Je me suis rendu le même jour à Sion . Avant d’arri_ver dans cette ville, j’ai découvert, à coté du chemin au pied de Montorge , la. Poà satina deHoffin. 5 dans le petit lac, le Cerabophillum submersum , et le long des fossés, le Promusgiganteus et le Chenopodiüm hybridum. Dé Sion ; je nie suis transporté sur Bramoëns etj’ai vu, entre les deux villages , le Gnaphalium lubeoalbum. Entre Bramoëns et Gronaz ,dans les marais , croissoit en abondance le Schœnus mariscus. Au bord du chemin , en avançantcontre Gronaz , fai trouvé une Crépis à feuiÜes lisses et entières , l&Titntnia niegalopohtana rle Seseli annuum et l’Adonis vernalis. De Gronaz 3 on passe à Challi, De là, je pris parune montée roide, le chemin de Vercoren, En entrant au village, j’ai reconnu autour des greniersà bled le Géranium divaricatum de Wildn. Vercoren est un très-joli bassin, situé entre deuxmonticules , égayé par quelques jolies maisons de campagne ou les Messieurs de Sierre viennentpasser quelques mois de l’été.. D e Vercoren, j’ai tenu le chemin à’Annivié par Pensec qui est lepremier village de la vallée. J’ai rencontré , dans le bois qu’on traverse avant d’y arriver, laPyrola unijlora, et dans une forêt brûlée le Blitum virgatum. A une lieue et demie deVercoren, sur une élévation où il y a une croix , paroît abondamment Y Asbragalus exscapus..Delà, passant le village de S. Jean, je me suis rendu à Vissoye, chefllieu de la vallce. Partout aux environs de ce village, la Rubia tinctoram croît en grande abondance. Je couchai àVissoye, chez Mr. Tabin, président du Dizain de Sierre, qui, à défaut d’auberge , loge les voya-geurs. Le lendemain, de grand matin , accompagné d’un guide , je me suis rendu , par les village*
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de Mission et Ayer , aux moyens de Schinaz 9 d 5 ou j’ai pris le chemin de la montagne de VArpetta*En traversant les derniers mayens sur les glariers, on voit la Gentiana tenella et la nivalis ; dansles prés, au-dessous des rochers, se trouve l’Aquilegia alpina et la Phaca alpina. De là, je suisvenu aux chalets les plus élevés de YArpebba. Tout le long des ruisseaux le Phleum commubabum.Gaud. attire les regards. J’ai traversé ensuite le torrent et le glacier de Durand. Dans les environsdu glacier, j’ai observé les Salix helvebica et lapponum , le Juncus Jacquini en bellestouffes et le Cerastium à feuilles rondes et velues. Puis, je suis entré dans la montagne de Lalez •
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j’ai reconnu le long des torrens le Salix mirthilloides et les Pedicularis recutita et ros-truba. Parmi les rocailles du sommet de la montagne, on peut cueillir Y Arnica Clusii , lesJuncus spadiceus et briglumis } les Saxifraga bryoides et hypnoides , YAretia pœnina Gaudin ,les Carex\approximaba eifœbida et la Genbianapupurea qui est abondante. De Lalez, il faut