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Foumette \ pius bas, là où le gazon commence, il est tapissé en jaune par un Cheiranthus naindont les fleurs sont très-belles 8c qui, pour l'ordinaire, n’a qu’un pouce de hauteur. Il paroit quec’est plutôt le Cheiranthus alpinus qu’une espèce nouvelle. W
La montagne forme un amphitéâtre embelli par des lacs , 8c au-dessous sont des rochers taillésà pic. Gel endroit se nomme le Breuil ] il est à trois lieues de St. Théodule. Sur les bords de cesrochers je cueillis la Saponaria lutea -, j y vis aussi quelques pieds de la Valeriana celtica, 8cdans les fentes des rocs le véritable Silene valesia. Il est facile à reconnoître, en ce qu’il est glu-tineux 8c qu’il a sa fleur d'un beau rouge. On peut s’arrêter au petit hameau qui s'appelle auBreuil, 8c s’y rafraîchir, car en été on y vend du vin.
A la descente , près du village de Faltornanche , le vallon se resserre et le torrent se précipitede cascade en cascade avec un fracas effrayant. Le Sempervivum globiferum y est assez com-mun , ainsi que le Phyteuma Scheuchzeri Ail. j plus bas on trouve la Sbatice amena.
De Faltornanche à ChatiUon le voyageur peut cueillir assez abondamment la Nepéç nep6‘tella, 8c , s’il fait attention aux terreins secs 8c arides, il y trouvera VAlyssuin alpestre 8c le 'Jhy-mus vulgaris. De Foltornanche à ChatiUon il y a trois lieues.
De ChatiUon à la Cité d'Aoste la route est belle ; il y a six petites lieues. Quand on a p ass éChanibaae , on traverse des lieux très-secs qui paroissent des éboulemens descendus des monta-gnes. L’amateur y remarquera Ylnula montana ; plus avant, le Plantago Psyllium , et dans lesdécombres le Tribulus terrestres ÿ il verra sur plusieurs murs, le long de la route, le Gnaphaliumluteo-album , 8c sur les bords des chemins la Salsola prostrata. 11 n’est pas rare de trouver leCeltis australis dans les vignes et ailleurs , aux environs de la Cite d’Aoste .
Près d ’Etrouble 8c de S. Oyen , sur la route du grand St. Bernard , j’ai cueilli 1 ’Antirrhinumgenistifolium et le Sisymbrium strictissimum. Pour le coup , vous pouvez dire , Monsieur,que je n’ai pas été trop laconique. Je suis 8c c. CL ^
Monsieur !
LETTRE VIII.
Fenalet i; juillet 1796.
U
N étranger de mes amis, ayant désiré connoîlre quelques unes de nos montagnes , ainsi queles plantes rares qui les parent, j’ai eu le plaisir de l’accompagner 8c j’ai aujourd’hui la satisfactionde vous faire part de nos découvertes.
Nous commençâmes notre herborisation par la montagne du Frachiz , où nous cueillîmes laCinerarïa cordijolia Jacq. , la Tozzia alpina , le SoncKûs môntanus Lam., le Hieraceumpaludosum , les Dantaria pentaphyllos et heptaphyllos, la Saxifraga autumnalis , la Feronicaaphylla 8c le Poa nemoralis (avec son éponge, h j
Nous passâmes ensuite sur Bovonnaz , d’où nous allâmes chercher le Sonchus Plumieri vers lesmontagnes de Soreusé dans un lieu appelé au Noé. Au dessus des chalets, nous prîmes la Gsn-