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Le guide du botaniste qui voyage dans le Valais, avec un catalogue des plantes de ce pays et de ses environs, auquel on a joint les lieux de naissance et l'époque de la fleuraison pour chaque espèce / par M. Murith
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mus lanatus , le Lepidium ruderale, le Prenanthes viminea, le Polychnemum arvense , YAl-thœa hirsuta , le Cenchrus racemosus , le Pcuiicum viride el P Isatis tinctoria.

Dans la ville de Sion , les digues de la Sionne sont tapissées de YAntirrhinum Cymballeria , etles vieilles masures , du Sisymbrium tenuifolium. Aux portes de Sion du côté de Contay , la Rubiatinctorum croît sans culture. Les rochers de Tourbillon portent la Valeriana rubra , ceux près delEvêché sent garnis du Cactus Opuntia ; on le rencontre aussi fréquemment sous Valere du côtédu Rhône . Au-dessus de la ville, les glaciers de la «Sionne sont un peu égayés par le Spartiumradiatum et YAntirrhinum majus. Or. -» 1 .»-.

De Sion , après une heure et demie de marche , jai atteint les Plâtrières, sur la route deSierre . Elles sont intéressantes , parce que cet endroit très-chaud produit en quantité 1ArternisiaValesiaca , le Telephium Imperati , ŸOnonis minutissima , YOrobanche lœvis, la Colutea arbo-rescens , <£*c. De- à Sierre il 7 a une lieue 8c demie ; on 7 trouve deux auberges passables. DeSierre à Viége on compte sept lieues. Je continuai de suivre la grande route par Tourtemagne8c Tourgig jusquà Viége 5 une demi heure avant d7 entrer, japperçus sur la droite , dans un rochertrès-escarpé , une des plus magnifiques piaules que nous a 7 ons en Suisse , cest la Fraxinelle ( Dic~tamus albus. )

De Viége , je suivis la route de Stalden qui est à deux lieues. Le Juniperus Sabina paroîtcommun dans les lieux secs 8c arides -, mais ce quon 7 trouve de plus curieux , cest le Daphnéalpina qui croit dans un rocher, environ à moitié chemin. Au-delà du pont jeté sur le torrent de laViége croît en abondance le Chenopodium Botrys. Au sortir de Stalden, la vallée se partage endeux branches, par de hautes montagnes ; à gauche est la vallée de Suas 8c à la droite celle deSt. Nicolas. Je me déterminai à parcourir la première , 8c je m '7 acheminai par un pont de pierretrès-élevé, appu 7 é sur deux pointes de rocher ; le torrent précipite sous vos pieds ses eauxécumeuses blanchies par les sables granitiques des glaciers 8c par la décomposition des rochesmagnésiennes.

Dès quon a traversé le pont, la montée devient plus rapide ; 8c au bout dune demi heure de mar-che on gravit des monticules garnis de mélèzes, sous lesquels se plaisent YAstragalus excapus8c YAchilleu Lomentosa. Le chemin iPest plus alors quun sentier pour les chevaux 8c les muletsdebât, frn 7 c à travers des précipices & des ravins YAntirrhinum genistijolium est très-commun.lJus loin on rencontre des maisons semees en petits groupes, qui sont situées sous des rochers sour-cilleux qui semblent les menacer de leur chute. A quelque distance , le vallon se resserre 8c. formeune gorge dans laquelle on passe 8c repasse le torrent sur des ponts de bois solides et assez bienfaits. Tantôt vous entrez dans de noires forets de sapins , tantôt vous marchez sur des éboulemensdescendus des énormes glaciers qui dominent la vallée ; les rochers qui les soutiennent ressemblentde loin à des murs construits de pierres posées horizontalement. Il 7 a une alternative frappante decouches, dont les unes sont nues et les autres boisées, toutes à-peu près de la même épaisseur -ce qui se répète jusquà sept fois, depuis le torrent jusquau haut des montagnes. Dans cette gorge ,au-delà dun pont, sur la gauche delà Viége , est une petite croix datée de 173 i, avec cetteP.

marque I. V. Cest que la belle Linncea borealis croît en quantité.