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redescendre aux mayens de Schinaz. Dès l’aube du jour, j’ai suivi la montée de Senlïenna sur Si-ytulaquelle se montre çà-et-là la Gentiana utriculosa , au haut des bois les plus élevés. Parmi le PimisCembra se trouve l 'Hypochœris helvetica , le Hieracium tubulosum La mark, et le Géraniumaconiti/oliurn. Au sommet de la montagne sont les Saxifraga maschata et seâoides. Hall, fil.,Campanula Scheuchzeri , YAretia pomma et YArabis cœrulea ,
En m’élevant au sommet de la montagne de Sorbois , j’ai passé le col le plus élevé, et je suisdescendu à la montagne de Chalelard. Cette descente offre à l’amateur la Lychnis alpina et la C'kGentiana tenella. De Chatelard, on traverse le bas de la montagne de Praz. Avant d’arriveraux greniers, on rencontre dans les marais le Carex microglochin Vahl et le Juncus triglumis ,et le long du torrent le Carex bicolor Aliioni. Au delà du torrent, on gravit la montagne deTorrent; elle est couverte de la belle Lychnis alpina. Le col de communication avec la valléed ’Hérens est reconnaissable à une croix. Près du sommet, j’ai trouvé YAnemone fragifera etYHerniaria alpina. Descendu à la montagne de Prazlet où je vis près d’un chalet adossé à ungrand rocher, la Potentilla nivea , je me rendis par le village de Forclaz aux Audeires jc’est dans cette descente que fleurissent les Rosa villosa et montana.
Ici la vallée se partage en deux gorges. Celle de Frepey qui est à gauche ne me promettantrien de nouveau , j’entrai dans celle de S. Barthélemi qui est à la droite 5 c’est en la suivant queje suis parvenu à la montagne de ŸArola qui est dominée par un immense glacier, grand passagede la vallée à’Eêrens à Bionaz , dans le pays d’Aoste . On ne l’aborde qu’après avoir traversé unglacier de trois lieues. On aborde également, dans cette traversée, le glacier de Tzermotanaz ,d’où, en passant par Champrion et le Mont rouge on peut gagner Ollomont. Il ne seroit pasprudent de s’y exposer sans un bon guide. J’ai découvert sur cette montagne de YArola , l’élégantSenecio incanus , les A chilien nana et moschala qui abondent dans toutes les alpes . De Y Arol a ,j’ai gravi le Col de l’Evêque de Riedmatten } au sommet duquel j’ai cueilli le Ranunculusglacialis. Ce colune fois dépassé, je suis descendu à la montagne de Sèilon ; en approchant du^ grenier, j’ai observé la Campanula cenisia , les Artemisia Boccone et mutellina. Au delàdes chalets, j’ai parcouru les glaciers qui s’étendent sur la plaine des montagnes de Gex »*ils sont peuplés par les Astragalus Jballeri , campes tris et Leonlinus , les Gentiana tenella .
et nivahs , YHerniaria alpina , VErigeron unijlorum. Au-dessous d’un rocher qui dominecette plaine ? se montre la SitLupis pyTctiuicd et la Fcstuca üxir&bü, Gaudin ? et Je long desruisseaux qui la baignent le Carex microglochin. A la descente par le grand chemin, parmi .d’énormes blocs de rochers éboulés, on trouve les Saxifraga bryoïdes , as per a , hypnoides ,et sous les rochers humides Yascenlens. Je suis enfin arrivé au village de Mars , dépendantd 'Héremens. C’est en y allant que j’ai cueilli le long des champs YAgrostis purpurea.
- remens , j’ai traversé les mayens de Sioii; puis ensuivant le grand aqueduc, j’ai passé au villagede Veisona , d’où je me suis rendu par f Fei s ^k Nendaz ) et Iserabloz. On voit, au premier'de ces villages, en allant à Nenda , le Gnaphalium luleo album et en sortant de ce dernier ,pour descendre à lliddes , ou le relouve encore»
J’ai l’honneur d'être Sc c.
Louis Thomas*