iv Introduction.
Comètes, dis-je, íbnt enfin généralement reconnuespour être des Astres auísi anciens que le monde : ce sontautant d’anneaux de la chaîne qui unit toutes ies partiesde ce vaste Univers : c’est une nouvelle brandie del’Astronomie, dont presque tous les rameaux échappentencore à nos regards. Peut-il être un objet plus digne1 ib. vil, de notre curiosité! « Non, en vérité, disoit autrefoisQu. mt.c.i, ^ Hênèque, je ne connois pas de recherche plus noble,» de science plus utile que celle qui se propose la connoif-ikid.c. 2 . » sance des Astres pour objet; mais, ajoutoit-il, pour„ perfectionner cette science, n'est-il pas à propos d'exa-» miner si la nature des Comètes diffère de celle des autres„ corps célestes! si nous réfléchissons fur leurs mouvemens,» fur les vicissitudes de leur lever & de leur coucher, fur» leur lumière & leur éclat, nous serons frappés de l’ana-» Jogie que nous apercevrons entr’elles & ces autres corps.» 11 est au reste nécessaire d’avoir une histoire exacte des» Comètes qui ont paru autrefois ; car enfin (c’est toujours„ Sénèque qui parle) la rareté dc leurs apparitions ne nous„ permet pas de décider si leurs mouvemens font réglés ;« nous ignorons si décrivant des orbites constantes, elles« doivent reparoître dans des temps périodiques & déter-minés. >; Nous ne doutons plus maintenant de cettevérité. Une Comète a reparu au temps précis que l’As-tronomie & la Géométrie avoient déterminé pour sonretour. La conséquence paroît naturelle : les Comètesfont de même nature que les Planètes. Nous n'en con-noissons encore qu’une feule, ou deux tout au plus: