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6 Système
toute sa surface, on doit voir dans les dissérens pays les pôlesdiversement élevés. Lorsque les pôles ne font pas litués dansl’horizon même, mais que l’un des deux étant élevés lurl’horizon , f autre est abaissé dessous; on doit voir en entieries cercles du mouvement diurne , qui font moins éloignésdu pôle élevé que ce pôle ne léss de l’horizon : les Aítresqui décriront ces cercles nous leront continuellement visibles ;ils passeront deux fois par le méridien, une fois en leur plusgrande hauteur au-dessus du pôle, & une seconde fois en leurplus grand abaissement au-dessous du pôle. Au contraire nousne verrons jamais les Astres, qui feront plus près du pôle abaisséfous l’horizon, que ce pôle ne l est de l’horizon même.
Le Soleil revient au méridien dans chaque espace devingt-quatre heures. On a dû bientôt s’apercevoir que tousles Astres n’étoient pas sujets à cette loi : les Etoiles n’em-ployoient pour la plupart que 23 heures 56 minutes environà faire leur révolution: il arrive de-là que le Soleil paroîtrépondre successivement à idi versés parties du ciel étoilé.S’ii passe un jour au méridien au même instant qu’une Etoile,il y passe le lendemain 4 minutes environ plus tard : cesÉtoiles conservent perpétuellement entr’elles la même dispo-sition , les mêmes distances ; mais le Soleil en couvre succes-sivement plusieurs ; il /approche d'elles par un mouvementd’occident en orient, contraire par conséquent au mouvementdiurne de toute la machine. On remarqua qu’il employoitun an à revenir au même point du ciel, d’où il fembióitêtre parti : ce mouvement particulier du Soleil fut appelémouvement propre, par opposition au mouvement diurne,qui étoit commun à tous les Astres.
Nous avons dit que, depuis un équinoxe jufcju’au solsticesuivant, le Soleil s’écartoit de ì’équateur vers un des pôles,& qu’il retournoit ensuite à i’équateur : nous avons ajoutéque les cercles que le Soleil paroilfoit décrire par Ion mouve-ment diurne, dans fes plus grandes digressions de i’équateur,étoient appelés tropiques. Cela posé, on a imaginé dans leciel un cercle qui coupoit obliquement l’équateur en deux